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dimanche, février 15, 2026

Francophonie Kigali Summit: Congo Backs Gender Equality Drive

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Conférence de Kigali sur les femmes leaders

Des délégations de plus de 80 États francophones se sont réunies les 19 et 20 novembre à Kigali pour la 46e Conférence ministérielle de la Francophonie placée sous la bannière « Trente ans après Pékin : l’apport des femmes dans l’espace francophone ». Les discussions ont porté sur la quête inachevée d’une véritable égalité des genres.

Les intervenants ont salué l’essor des talents féminins dans la finance climatique, l’intelligence artificielle, l’immunologie et les arts, notant que les progrès depuis le Programme d’action de Pékin de 1995 restent inégaux selon les continents. Le ministre rwandais des Affaires étrangères a exhorté les participants à « faire coïncider les discours avec des politiques publiques robustes » (communiqué officiel).

Les délégués ont convenu que l’engagement politique au plus haut niveau reste le levier décisif. Sans allocations budgétaires fermes, garanties juridiques et suivi fondé sur les données, plusieurs ministres ont averti que l’écart entre hommes et femmes risque de se creuser avec l’accélération de la transformation numérique.

La délégation du Congo souligne un engagement de longue date

La République du Congo était représentée par son ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger. Il a rappelé que Brazzaville a inscrit l’égalité des droits « en lettres d’or » dans sa Constitution et maintient les considérations de genre à l’ordre du jour de chaque forum régional auquel elle participe.

« Au sein de la famille francophone, le respect mutuel et la tolérance réciproque prévalent toujours, même lorsque le multilatéralisme rencontre des vents contraires ailleurs », a-t-il déclaré aux journalistes après la séance de clôture. Selon lui, la présence fiable du pays nourrit la confiance entre les partenaires et amplifie la voix de l’Afrique centrale dans les discussions mondiales (briefing ministériel).

Le Congo alloue déjà des fonds dédiés à la scolarisation des filles, à l’entrepreneuriat féminin et à la santé maternelle. Les responsables affirment que la réunion de Kigali donne une nouvelle impulsion pour resserrer les calendriers de mise en œuvre et synchroniser les stratégies nationales avec les références plus larges de la Francophonie.

Mettre en lumière l’impact scientifique de Francine Ntoumi

Un moment fort pour la délégation congolaise a été l’hommage rendu à la Dre Francine Ntoumi, reconnue internationalement pour ses recherches sur les maladies infectieuses. Son inclusion parmi les « modèles inspirants de réussite féminine » a suscité de vifs applaudissements et illustré comment les scientifiques africains contribuent à la sécurité sanitaire mondiale.

Le ministre a décrit Ntoumi comme « un parangon d’émancipation pour les femmes en Afrique et au-delà », notant que sa carrière fait le lien entre des laboratoires à Brazzaville, Paris et Tübingen. Les observateurs ont déclaré que cet hommage pourrait inciter davantage de filles à se tourner vers les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques, des domaines encore sous-représentés dans de nombreux systèmes francophones.

Décisions politiques pour la feuille de route de la Francophonie

Au-delà des questions de genre, les ministres ont adopté plusieurs décisions procédurales. La fenêtre pour les candidatures à la succession de la Secrétaire générale pour le mandat 2027-2030 s’ouvre immédiatement et se clôt le 15 mai 2026, donnant aux États membres amplement le temps de construire un consensus autour des candidats.

Le prochain Sommet de la Francophonie se tiendra les 15 et 16 novembre 2026 au Cambodge sur le thème « La paix, moteur du développement durable ». Le ministre a salué ce choix, soulignant que les membres d’Asie du Sud-Est comme le Cambodge et le Vietnam démontrent l’ampleur géographique de l’organisation linguistique.

Les délégués ont également approuvé un communiqué soutenant les efforts de cessez-le-feu dans plusieurs zones de conflit et réaffirmé l’attachement du groupe à la Charte des Nations Unies. Les diplomates ont déclaré que ce langage contribue à aligner les actions de la Francophonie sur les initiatives de l’Union africaine en matière de diplomatie préventive.

Gouvernance financière et idéaux multilatéraux

La conférence a approuvé le budget 2024 de l’Organisation internationale de la Francophonie, détaillé par la Secrétaire générale, et a autorisé des allocations du Fonds multilatéral pour des programmes conjoints dans l’éducation, l’innovation numérique et les industries culturelles.

La transparence financière a dominé le débat, plusieurs États des Caraïbes et du Sahel demandant des rapports plus clairs sur les résultats des projets. Le secrétariat a promis des tableaux de bord à mi-année et des audits externes pour maintenir la confiance des donateurs et aider les petites économies à accéder plus rapidement aux ressources.

Pour le Congo, un financement multilatéral efficace est crucial pour intensifier les initiatives axées sur la jeunesse et pour soutenir le contenu médiatique en langue française. Le ministre a réitéré le soutien de Brazzaville à tout mécanisme qui « maintient les portes du multilatéralisme ouvertes à un moment où certains acteurs en questionnent la pertinence ».

Objectifs d’égalité des chances après l’héritage de Pékin

La déclaration de Kigali engage les membres à augmenter le taux de participation des femmes à la population active de dix points en cinq ans et à adopter ou mettre à jour des plans d’action nationaux contre la violence basée sur le genre d’ici 2025. Les progrès seront examinés lors de la réunion ministérielle prévue à Yaoundé l’année prochaine.

Les experts avertissent que ces objectifs nécessitent une collecte de données granulaires, en particulier dans les zones rurales où le travail informel prévaut. Le bureau rwandais de suivi du genre a offert de partager des outils numériques qui suivent les indicateurs au niveau des villages, une offre bien accueillie par les délégations d’Afrique centrale à la recherche de solutions rentables.

Au moment du départ des délégués, le ministre a résumé l’état d’esprit : « Notre parcours collectif vers la parité fait écho à l’esprit de Pékin. Kigali nous pousse à accélérer, pas seulement à célébrer. » Avec la feuille de route établie et la confiance mutuelle intacte, le Congo quitte le sommet en position de traduire les engagements en résultats mesurables.

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