26.2 C
Congo-Brazzaville
samedi, février 14, 2026

Brazzaville Cleanup Drive Seeks Order on Sidewalks

Must read

Tournée ministérielle évalue l’effort d’assainissement de fin d’année

A l’aube du dernier samedi de 2025, le ministre de l’Assainissement urbain, Juste Désiré Mondelé, est parti du rond-point Poto-Poto, se dirigeant vers le nord jusqu’à Ebina. L’inspection mensuelle, introduite pour restaurer la fierté civique, est devenue un baromètre de l’adhésion des citoyens aux règles officielles de propreté.

Flanqué d’ingénieurs municipaux et d’officiers de sécurité, le ministre a observé des trottoirs fraîchement balayés et des bordures nouvellement peintes le long de l’avenue Edith-Lucie-Bongo. « Il y a satisfaction ; les trottoirs sont enfin praticables », a-t-il déclaré aux journalistes, sa voix portant au-dessus de la circulation matinale. « Notre tâche est maintenant de rendre cette discipline permanente. »

Les trottoirs libérés, mais la vigilance reste cruciale

Les résidents se promenant dans les couloirs dégagés ont accueilli favorablement le changement. Sandrine Ngoma, une habitante de Talangaï, a déclaré qu’elle se sentait « plus en sécurité de marcher avec mes enfants sans devoir éviter les étals. » Pourtant, des vendeurs éphémères se tenaient aux coins de rue, prêts à revenir une fois le convoi ministériel passé.

Mondelé a reconnu la tentation, félicitant les forces de sécurité pour le maintien de l’ordre mais exhortant à une vigilance citoyenne soutenue. « Tout le monde doit agir – presse, équipes municipales, comités de marché – pour que Brazza la verte ne soit pas un slogan mais une réalité quotidienne », a-t-il rappelé aux spectateurs, faisant écho au récent discours présidentiel au congrès.

Le commerce informel n’est pas un prétexte pour enfreindre les normes

Avec environ la moitié de la main-d’œuvre de Brazzaville gagnant sa vie en dehors du secteur formel, le commerce de rue apporte vitalité et biens abordables. Pourtant, Mondelé était catégorique : l’énergie entrepreneuriale ne doit pas primer sur la sécurité publique. « L’économie informelle n’exempte personne du respect des normes d’hygiène », a-t-il déclaré.

Les analystes notent que la position du ministre équilibre pragmatisme économique et fermeté réglementaire. En mettant en avant la propreté plutôt que la répression, les autorités espèrent aligner les intérêts des vendeurs avec ceux des piétons qui exigent un passage sans entrave et un environnement sain.

Le marché Bernard Kolelas face au test de la relocalisation

Le cortège s’est dirigé vers le sud, au marché Bernard Kolelas de Bacongo, où un nouveau site attend les commerçants qui occupaient auparavant la chaussée. De nombreux étals restaient en dehors des portes, méfiants quant aux frais de location ou craignant une perte de clientèle. À l’intérieur, des stands fraîchement carrelés étaient largement vides.

« Nous devons rééduquer et persuader », a concédé Mondelé, appelant les associations de marché à rendre compte de manière transparente des prélèvements perçus auprès des vendeurs. Il a exhorté les responsables des comités à utiliser leur influence, affirmant que des marchés bien gérés stimulent les ventes en offrant des locaux plus propres et protégés des intempéries.

Un projet de loi pour renforcer les outils d’application

Mondelé a confirmé qu’un projet de loi était désormais devant le Secrétariat général du gouvernement, conçu pour donner une force juridique à l’initiative du premier samedi. La future loi autoriserait des amendes et des fermetures temporaires pour les récidivistes et clarifierait le rôle de la police municipale dans les questions d’assainissement.

« Lorsque la loi deviendra plus contraignante, la conformité suivra », a prédit le ministre. Les observateurs s’attendent à un débat parlementaire début d’année prochaine, reflétant une transition progressive de la persuasion morale vers des sanctions mesurables tout en protégeant les moyens de subsistance à petite échelle.

La coopération reste la clé du succès

Les équipes de la mairie ont doublé les tournées de collecte des déchets, et les animateurs radio diffusent des rappels avant chaque journée de nettoyage. Les groupes de la société civile distribuent gants, sacs et balais, transformant le travail collectif en événement social. Une telle énergie de base, selon les responsables, réduit la pression sur les budgets municipaux limités.

L’entrepreneur local Arsène Makosso a fait don de seaux aux écoles de Talangaï. « Apprendre aux enfants à ramasser les déchets façonne les habitudes de demain », a-t-il affirmé, illustrant comment les acteurs privés complètent les efforts publics sans attendre de directives. Mondelé a salué ces partenariats comme des modèles à reproduire dans d’autres quartiers.

Vision pour une capitale plus verte et vivable

L’objectif plus large, articulé par le Président Denis Sassou Nguesso, est de raviver les images de « Brazza la verte » et « Ponton la belle », des villes autrefois réputées pour leurs boulevards bordés d’arbres et leurs avenues ordonnées. Les urbanistes considèrent le programme de réhabilitation des trottoirs comme une première étape vers des schémas complets de recyclage des déchets.

Mondelé a évoqué de futurs projets, notamment des pépinières en bord de route pour fournir des arbres d’ombre et du micro-crédit pour les vendeurs souhaitant passer à des kiosks de vente au détail formels. « Propreté et commerce sont compatibles », a-t-il maintenu, ses remarques suscitant l’approbation des commerçants qui envisagent déjà des étals améliorés.

Les citoyens pèsent les coûts et les avantages

Certains résidents expriment des inquiétudes concernant les sanctions potentielles, en particulier les vendeurs ambulants qui subviennent aux besoins de familles nombreuses. Cependant, beaucoup conviennent que des rues dégagées augmentent le trafic piétonnier et, en fin de compte, les ventes. « Si les clients peuvent respirer, ils restent plus longtemps », a remarqué la vendeuse de tissus Mireille Mvoula, pliant du tissu à l’intérieur de l’enceinte autorisée.

Les économistes suggèrent que des marchés ordonnés pourraient même attirer les touristes et les investisseurs étrangers cherchant une preuve visible de bonne gouvernance. Pour l’instant, la tournée à pied du ministre envoie un message : la conformité accorde de la visibilité, tandis que le désordre entraînera de plus en plus de risques financiers une fois la nouvelle loi promulguée.

Compte à rebours avant l’approbation législative

L’examen par le Secrétariat général précède normalement l’approbation du cabinet, puis la soumission au parlement. Les parlementaires contactés par les médias locaux anticipent une adoption rapide, citant un large soutien populaire. Les détails tels que les montants des amendes et les procédures d’appel restent en discussion, signe de l’intention des législateurs d’équilibrer dissuasion et équité.

Jusqu’à la signature de la loi, Mondelé s’appuie sur des inspections mensuelles et la persuasion communautaire. « Nous ne pouvons pas policer chaque coin de rue », a-t-il reconnu, mais sa tournée de décembre a souligné que des yeux officiels peuvent apparaître à tout moment, incitant les vendeurs à ranger leurs étalages ou à se déplacer avant même que les sirènes n’approchent.

Une culture de la propreté prend racine

Dans de nombreux quartiers, le rituel du

More articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Latest article