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mercredi, février 4, 2026

New Tchinouka Footbridge Sparks Hope in Pointe-Noire

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Une ouverture longtemps attendue

Après des mois d’attente dans l’Arrondissement 1 de Pointe-Noire, les habitants ont finalement traversé le tout nouveau pont piétonnier sur la rivière Tchinouka. L’inauguration a eu lieu le 6 décembre 2025, ouvrant la structure qui unit les quartiers adjacents 111 et 112.

Le projet, surnommé le Pont de l’Amitié, a connu des reports d’échéancier répétés attribués aux hauts niveaux d’eau et à la logistique pour amener des équipements lourds sur des pistes de sable étroites. Chaque report a alimenté les discussions sur les réseaux sociaux, tout en augmentant les attentes pour une amélioration promise depuis longtemps lors des réunions de circonscription.

Lorsque le jour du lancement est finalement arrivé, des tambours ont résonné sur la rive du fleuve. Des écoliers agitaient de petits drapeaux. L’atmosphère soulignait le poids émotionnel d’un ouvrage public modeste mais significatif.

Conception et durabilité

Des dignitaires se tenaient côte à côte à côté de la plaque. Leur présence signalait un soutien institutionnel à l’initiative, qui s’aligne sur les priorités gouvernementales de combler les lacunes en matière de mobilité dans les zones urbaines à croissance rapide.

Les ingénieurs ont choisi le béton armé pour le tablier de 180 mètres et ont monté des garde-corps en acier pour se conformer aux codes de sécurité nationaux. Quatre-vingt-dix pieux, chacun de 1,2 mètre de haut, sécurisent la travée au-dessus des crues saisonnières. Des lampes à énergie solaire bordent les deux flancs, reflétant une politique en faveur d’un éclairage public plus vert.

Le pont a survécu à son premier essai la nuit où une averse d’une heure et demie a envoyé des courants boueux filer en dessous. Les photos partagées par une radio locale n’ont montré aucune détresse structurelle, un résultat salué comme « la preuve que les entrepreneurs congolais peuvent réaliser un travail durable ».

Nettoyer la rive

Il y a seulement deux ans, la même traversée de la rivière était un déversoir d’ordures obstrué par des sacs en plastique et des produits pourris. Des nuages de moustiques prospéraient, et les navetteurs pataugeaient dans une eau contaminée pour se rendre à leur travail dans le corridor pétro-portuaire. Les habitants se souviennent avoir perdu des chaussures d’école dans la boue glissante.

Avant le début de la construction, des groupes de jeunes bénévoles ont organisé trois campagnes d’assainissement, évacuant quinze camions de déchets et déracinant des arbustes envahissants. Le travail préparatoire, notent les responsables, a réduit de moitié les cas de paludisme dans les rues environnantes.

Résonance symbolique et sociale

Le pont piétonnier est présenté comme une réponse tangible à l’appel en faveur d’une croissance inclusive. La structure « rassemble les familles, les commerçants et les fidèles séparés seulement par la géographie ». Les observateurs interprètent ce discours comme un signe de l’agenda national de promotion de la cohésion.

Au-delà du pont, un financement a permis une nouvelle couche de peinture pour le poste de gendarmerie O.C.H. adjacent à la travée. Les officiers qui patrouillent sur les rives disent que ce ravalement booste le moral et s’inscrit dans des efforts plus larges de prévention de la criminalité visant à rassurer les piétons qui utilisent désormais la voie éclairée la nuit.

Des engagements ont également été pris pour rénover des maisons sujettes aux inondations. Des étudiants en génie civil de l’institut voisin se sont portés volontaires pour effectuer des tests de sol, transformant cet engagement en un exercice pratique de classe avec des bénéfices pour la communauté.

Ondes économiques et numériques

L’ouvrage de Tchinouka est le quatrième passage crédité depuis 2002, après les ponts de Dibodo-Kambala, Ndouna et Bakadila. Les analystes politiques considèrent ce bilan comme conforme à l’accent mis sur la résolution de problèmes locaux, plutôt que sur des projets d’envergure concentrés dans les capitales.

Déjà, selon une enquête rapide de la Chambre de Commerce, les femmes du marché rapportent économiser trente minutes par course d’approvisionnement. Les taxi-motos anticipent une fréquentation plus élevée, et les agents immobiliers prédisent des hausses progressives de la valeur des terrains du côté 112 autrefois isolé, où les terrains vagues abondent encore.

La startup fintech locale PesaLink explore l’installation d’un kiosque de paiement par code QR à l’entrée du pont, permettant aux vendeurs ambulants d’accepter des transactions sans espèces. Le pilote pourrait « transformer la passerelle en marché numérique », reflétant les efforts nationaux pour élargir l’inclusion financière grâce aux outils mobiles.

Maintenir le pont propre et financé

Pour l’instant, le pont brille au coucher du soleil, ses lampes solaires s’allumant une à une. Des enfants font la course à vélo, des acheteurs équilibrent des caisses et des pêcheurs attachent leurs bateaux en dessous. Comme l’a fait remarquer une doyenne du District 112, « Nous avions peur de la rivière ; aujourd’hui, elle porte notre espoir vers l’avant ».

Le financement de la structure a combiné des allocations parlementaires pour des micro-projets avec des dons complémentaires d’entreprises de services pétroliers opérant à proximité. Le modèle hybride pourrait servir de modèle pour d’autres districts.

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