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mercredi, février 4, 2026

CEMAC Banks Face New $45m Hurdle After COBAC Shake-up

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COBAC relève le plancher de capital

À partir du 1er janvier 2026, toute banque souhaitant obtenir ou conserver une licence dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) doit disposer d’un capital libéré d’au moins 25 milliards de francs CFA, soit environ 45 millions de dollars américains, selon une décision récemment publiée par la Commission bancaire de l’Afrique centrale.

Cette mesure, qui multiplie par 2,5 le capital minimum en vigueur depuis 2009, marque un renforcement de la posture réglementaire après des années de croissance rapide des bilans.

Calendrier et portée

Le nouveau seuil s’appliquera immédiatement aux nouvelles entrées sur le marché, tandis que les institutions existantes bénéficieront d’une période de transition pour atteindre la barre par étapes avant fin 2026.

Les régulateurs ont également mis à jour l’article 3 du règlement pour relever le capital requis pour d’autres sociétés financières, y compris les sociétés de crédit-bail et les coopératives de crédit, de 1 milliard à 4 milliards de francs CFA, reflétant un élargissement de la portée à l’ensemble du système.

Pourquoi le seuil devait évoluer

Les analystes estiment que l’ancien chiffre de 10 milliards de francs CFA n’était plus adapté aux portefeuilles de prêts plus importants et plus risqués désormais courants, ni au durcissement des normes inspirées de Bâle adoptées en Afrique de l’Ouest et au-delà.

Un coussin de capital plus important permettra d’absorber les futurs chocs sur les matières premières, tout en dégageant des marges pour des prêts à long terme destinés aux réseaux électriques, aux routes et aux projets de transition verte.

En s’alignant sur les pairs de l’Union monétaire ouest-africaine, la COBAC vise à limiter l’arbitrage réglementaire et à rapprocher les deux sous-régions des meilleures pratiques internationales.

Implications pour les établissements de crédit congolais

En République du Congo, où une douzaine de banques commerciales opèrent, cette hausse devrait renforcer les filiales des grands groupes panafricains tout en incitant les établissements locaux à revoir leurs plans de capitalisation.

Plusieurs dirigeants soulignent que les projections de revenus solides liés aux hydrocarbures et l’accent mis par le gouvernement sur les partenariats public-privé pourraient faciliter les efforts de levée de fonds.

Mouvements de consolidation possibles

Certains acteurs de taille moyenne pourraient avoir des difficultés à convaincre leurs actionnaires d’injecter des fonds propres frais à court terme, ce qui pourrait rendre les discussions de fusion quasi inévitables dans certains cas.

Les précédents suggèrent que la COBAC privilégiera les regroupements ordonnés plutôt que les sorties abruptes du marché, une position alignée sur les autorités qui valorisent la continuité du service pour les petites et moyennes entreprises.

Des bases de capital plus solides pourraient également amplifier les investissements numériques, aidant les établissements à personnaliser les produits mobiles pour la population jeune et urbaine.

Les recapitalisations pourraient créer un pipeline d’augmentations de capital dépassant 1 000 milliards de francs CFA dans la CEMAC, offrant aux fonds de pension une opportunité de diversification.

Le succès dépendra de stratégies de communication claires, la régulateur étant déterminé à éviter les scénarios antérieurs marqués par des méthodes d’évaluation opaques.

Opportunités pour le financement de l’économie réelle

Au-delà de la conformité, un coussin de fonds propres plus important réduit le coût du financement de gros, permettant aux institutions de proposer des prêts à plus long terme pour les corridors agricoles, les zones de transformation à l’exportation et les projets d’énergies renouvelables.

Des banques plus solides compléteront les efforts de l’État pour mobiliser des financements climatiques, les vastes tourbières et forêts du Congo offrant des opportunités de structuration de crédits carbone.

La nouvelle règle de capital donne aux établissements locaux une voie plus claire pour accéder à des lignes de crédit liées à des indicateurs de gouvernance.

Prochaines étapes du régulateur

Les équipes de la COBAC surveilleront les rapports trimestriels d’avancement et pourront imposer des plafonnements de dividendes aux établissements en retard dans les mois à venir.

Cette réforme est un élément d’une feuille de route plus large, comprenant un renforcement de la supervision des cyber-risques et le déploiement des ratios de liquidité de Bâle II, visant à cimenter la confiance dans l’architecture bancaire de l’Afrique centrale.

Angle numérique et fintech

Un capital plus élevé devrait également débloquer des licences pour des banques numériques spécialisées. Au moins deux fintechs congolaises explorent des partenariats avec des établissements bien capitalisés pour apporter des solutions de transfert de fonds et de paiement marchand à faible coût.

Pour le gouvernement, des banques mieux financées travaillant avec les fintechs pourraient aider au déploiement de la stratégie nationale d’inclusion financière, qui vise à porter le taux de détention de compte à 60 % des adultes d’ici 2028.

Conférence de planification stratégique à Brazzaville

Au sein du poste de commandement de la Neuvième Zone de défense militaire, une réunion cruciale s’est ouverte le 15 mars 2025. Pendant quarante-huit heures, des officiers supérieurs ont traduit de vastes ambitions de sécurité en ordres opérationnels pour la course présidentielle de 2026.

Le message était ferme : les forces armées doivent garantir que chaque électeur congolais puisse se rendre aux urnes dans le calme et la confiance en mars prochain.

Le forum a été décrit comme la première pierre d’un plan « centralisé, cohérent et politiquement aligné », visant à démontrer la préparation des forces armées à préserver la stabilité lors de cet exercice civique majeur.

Évaluation des menaces internationales et nationales

L’ordre du jour a commencé par un examen des points chauds régionaux et mondiaux qui pourraient avoir des répercussions avant le jour du scrutin. Les participants ont également pesé les pressions habituelles de la campagne électorale.

Les commandants ont souligné que la connaissance préalable, plutôt que la force, reste la première ligne de défense pour un scrutin pacifique.

Synchronisation de la logistique administrative

Au-delà de la cartographie des risques, les officiers se sont penchés sur le travail exigeant de la paperasse, du carburant et de la nourriture. Une matrice logistique a listé les camions, radios, équipements de protection et rations à prépositionner.

L’objectif est une « empreinte intégrale » sur tout le territoire national, afin que chaque électeur perçoive une posture de sécurité uniforme.

Sécurisation de la phase de vote anticipé

L’attention s’est ensuite portée sur le vote anticipé, une disposition constitutionnelle permettant au personnel de sécurité et aux travailleurs essentiels de voter avant l’électorat général. Le concept vise à établir des rotations de garde évitant les conflits d’intérêts.

Chaque site potentiel de vote anticipé doit respecter les normes de transparence civique. Il a été souligné que le bon déroulement du vote anticipé renforcerait la confiance du public dans l’ensemble du processus électoral.

Responsabilité partagée pour des élections pacifiques

Pour cadrer la mission, une citation du Président Denis Sassou Nguesso a été rappelée, soulignant que la paix signifie aussi éliminer tout phénomène perturb

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