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mercredi, février 4, 2026

2026 Elections: Proposal Calls for 48-Hour Net Freeze

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Une pause internet de deux jours entre dans le débat public

Une apparition télévisée a placé sur la table une suspension nationale d’internet de 48 heures pour les élections générales de mars 2026. Ce gel a été présenté comme un outil préventif pour assurer la sérénité dans les bureaux de vote et les centres de dépouillement.

Il a été argumenté que les rumeurs en ligne à propagation rapide se traduisent souvent par des tensions dans la rue, en insistant sur le fait qu’une brève déconnexion pourrait donner aux institutions « le calme dont elles ont besoin pour travailler efficacement ». Cette suggestion fait écho aux mesures observées dans plusieurs États africains lors de récents scrutins, bien que le Congo-Brazzaville n’ait pas encore formalisé une telle politique pour 2026.

Le promoteur met en avant le calme électoral

Lors de son intervention, il a souligné que les forces de sécurité sont confrontées à des défis croissants pour vérifier les contenus numériques lors des moments politiques forts. « Les réseaux ne votent pas, mais ils peuvent enflammer », a-t-il déclaré, en soulignant que la désinformation peut déclencher des réactions précipitées de la foule.

Il a rappelé les nuits électorales précédentes marquées par des publications virales annonçant des résultats prématurés. De son point de vue, une pause contrôlée permettrait à la commission électorale nationale de publier des résultats certifiés sans narratives concurrentes.

L’économie numérique exprime de la prudence

Des entrepreneurs du cluster fintech de Brazzaville ont exprimé leurs craintes de pertes de revenus si la connectivité disparaît, même brièvement. Une start-up de logiciel en tant que service a estimé qu’une panne de deux jours pourrait retarder les paiements transfrontaliers et éroder la confiance des investisseurs.

Des lobbyistes commerciaux notent que les plateformes de mobile-money traitent les salaires de milliers d’employés publics la première semaine de chaque mois. Ils demandent au gouvernement de peser la continuité économique aux côtés des préoccupations de sécurité, en suggérant des fenêtres d’exemption pour les transactions essentielles en cas de coupure.

La société civile réagit aux risques pour la liberté d’expression

Des écrivains et chercheurs mettent en garde contre le fait que les citoyens comptent sur les applications de messagerie pour documenter les procédures des bureaux de vote. Il a été argumenté que la mémoire collective « n’a pas d’interrupteur », exhortant les autorités à préserver des voies pour la publication ultérieure de preuves en cas d’irrégularités.

Les groupes de défense des droits humains n’ont pas opposé une opposition totale à la proposition, mais ils encouragent des critères transparents et un conseil de surveillance indépendant si la mesure est adoptée. Leur message central est que toute restriction doit rester proportionnée, limitée dans le temps et soumise à un contrôle judiciaire.

Les agences de sécurité se souviennent de l’expérience de 2021

Des responsables du ministère de l’Intérieur ont noté en privé que l’élection présidentielle de 2021 s’est déroulée sans violence à grande échelle mais a tout de même généré des débats en ligne intenses. Les unités cyber de la police ont suivi des centaines d’affirmations non vérifiées qui nécessitaient des clarifications avant de se propager hors ligne.

Des sources proches du ministère affirment qu’une brève coupure pourrait aider à concentrer les ressources sur la protection physique des bulletins de vote plutôt que sur la lutte contre les incendies numériques. Ils soulignent que l’ordre public reste la première responsabilité de l’État selon la constitution.

Cadre juridique et pratiques régionales

La loi congolaise permet la suspension temporaire des services de communication si la sécurité nationale est en jeu, bien qu’une ordonnance judiciaire soit généralement requise. Des juristes soutiennent que le contexte de mars 2026 obligerait les autorités à articuler des raisons précises et un délai défini.

Les pays voisins ont adopté des approches variées : le Cameroun a brièvement réduit la bande passante pendant les élections de 2018, tandis que le Gabon a maintenu les réseaux ouverts en 2023 sous des directives strictes de modération de contenu. Les observateurs prédisent que la décision du Congo-Brazzaville influencera les références régionales.

Impact économique potentiel sur les entreprises

Les entreprises de services pétroliers de Pointe-Noire, fortement dépendantes des liaisons de données en temps réel avec les plates-formes offshore, avertissent que même la maintenance programmée exige une connectivité constante. Un responsable senior des opérations a déclaré que des sauvegardes par satellite existent mais sont coûteuses et limitées.

Les dirigeants bancaires ajoutent que les rapports de conformité aux partenaires internationaux pourraient être perturbés, affectant potentiellement les relations de correspondance. Ils proposent que les secteurs essentiels reçoivent des exemptions techniques ou des lignes mises en cache pour maintenir des niveaux de service minimum pendant toute pause civique d’internet.

Le secteur jeunesse envisage des solutions de contournement

Des étudiants universitaires interrogés sur le campus Marien-Ngouabi disent qu’ils archiveraient des photos et des vidéos hors ligne, prêts à les télécharger une fois le service rétabli. Certains se souviennent avoir utilisé des réseaux privés virtuels lors de ralentissements passés, bien qu’ils admettent que de tels outils contournent rarement une coupure totale.

Des formateurs aux droits numériques planifient des ateliers sur la préservation des preuves, garantissant que des instantanés des décomptes de votes restent intacts pour une analyse ultérieure. Leur position pragmatique reconnaît que la planification d’urgence fait désormais partie de la participation électorale moderne.

Le gouvernement n’a pas encore pris de décision finale

Aucune directive officielle n’a été émise par le cabinet ou la commission électorale nationale. Un porte-parole du gouvernement a déclaré que la proposition « sera étudiée conformément au cadre juridique et à l’impératif de garantir des élections pacifiques et transparentes ».

Des analystes politiques à Brazzaville s’attendent à de prochaines consultations entre les ministères de l’intérieur, des télécommunications et de l’économie. Que le gel d’internet devienne une politique ou reste une suggestion télévisée, le débat reflète l’effort plus large du Congo-Brazzaville pour équilibrer sécurité, vitalité économique et libertés constitutionnelles à l’approche du scrutin de 2026.

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