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jeudi, février 5, 2026

First Lady’s Christmas Gift Drive Delights 400 Kids

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La générosité de Noël illumine Brazzaville

Le jour de Noël, près de quatre cents jeunes de paroisses de toute Brazzaville sont entrés dans la lumineuse salle du congrès, les yeux brillants d’anticipation. En quelques minutes, Antoinette Sassou N’Guesso — Première Dame et présidente de la Fondation Congo Assistance — s’est avancée en portant des vélos emballés, des poupées et des jeux de société.

Elle a salué les membres de la chorale qui fredonnaient encore un hymne tiré de Matthieu 19:14, l’Écriture choisie pour le service œcuménique qui avait ouvert la cérémonie. Des applaudissements ont éclaté alors que les enfants, représentant les églises protestantes, catholiques, salutistes et de réveil, prenaient place à côté des ministres du gouvernement et des clercs.

La mission de quatre décennies de Congo Assistance

Pour les observateurs, la scène a souligné une continuité remontant à 1984, l’année où Madame Sassou N’Guesso a créé Congo Assistance pour, comme elle le répète souvent, « donner un visage humain au développement ». La fondation a depuis organisé des caravanes de santé, soutenu des orphelinats et construit des salles de classe dans onze départements.

Selon le ministère des Affaires sociales, l’initiative annuelle de Noël de l’organisme de bienfaisance touche en moyenne 3 000 enfants à travers le pays grâce à des événements satellites à Pointe-Noire, Owando et Dolisie. L’édition de Brazzaville de cette année, bien que plus petite par conception, s’est concentrée sur ce que les assistants appellent « du temps de qualité et une attention individuelle » pour chaque enfant.

Des voix des bancs d’église et des bureaux politiques

« L’engagement de la Première Dame n’est pas un slogan, c’est une continuité », a insisté une conseillère principale de la présidence, alors qu’elle distribuait des colis alimentaires contenant du riz, du poulet et des mandarines. Ses remarques ont été accueillies par des signes d’approbation d’un révérend, qui a salué un « témoignage vivant de la foi en action ».

Un anthropologue social note que les collectes de cadeaux de Noël ont longtemps constitué un langage de soft power en Afrique centrale, mêlant symbolisme religieux et diplomatie publique. « En rencontrant les parents à l’intérieur du sanctuaire, les dirigeants réaffirment le contrat social », a-t-il expliqué, ajoutant que l’inclusion de multiples confessions évite les connotations sectaires.

Alignement de la charité sur l’agenda national pour l’enfance

Au-delà du symbolisme, l’événement a fait écho aux priorités nationales inscrites dans le Plan de Développement 2022-2026, qui alloue 19 % des dépenses publiques à la santé, l’éducation et la protection sociale. Les responsables présents ont soutenu que la philanthropie et la politique budgétaire devraient « marcher ensemble » pour accélérer les progrès vers les Objectifs de Développement Durable.

Les chiffres de l’Unicef montrent que trente-six pour cent des enfants congolais vivent dans une pauvreté multidimensionnelle. Une économiste estime que les programmes sociaux ciblés comme Congo Assistance peuvent « combler les lacunes » pendant que les réformes à plus long terme mûrissent. Elle appelle néanmoins à un meilleur suivi des résultats pour garantir que chaque franc ait un impact mesurable.

Un instantané festif à travers les départements

Alors que les cadeaux arrivaient à Brazzaville sur des camions conteneurs ornés de guirlandes, des cérémonies parallèles se déroulaient dans le quartier de Loandjili à Pointe-Noire, où la fondation a installé des aires de jeux gonflables près du port. Dans le nord, à Owando, des bénévoles ont distribué des cartables estampillés du tricolore national, suscitant des chants joyeux de « Vive Noël » de la part des élèves.

Les autorités locales à Dolisie ont complété l’initiative en supprimant les frais de marché pour les vendeuses pendant la semaine des fêtes, un geste qu’un maire a déclaré « aide les parents à traduire la générosité en repas familiaux ». Les observateurs ont vu dans cette mesure un micro-exemple de coordination public-privé encouragée par le cabinet du Premier Ministre.

Les parents interrogés à l’extérieur de la salle du congrès ont parlé moins de politique que de soulagement. Une mère de trois enfants a confié que son enfant de huit ans « n’avait jamais possédé de vrai vélo ». À proximité, un électricien a salué les kits alimentaires : « Avec la hausse des prix, deux kilos de riz comptent plus que les gens ne le pensent. »

Les échos régionaux du modèle social congolais

Noël au Congo-Brazzaville mêle liturgie aux rythmes de la rumba et du makossa. Dans le centre de Brazzaville, des guirlandes lumineuses enjambent les vérandas coloniales, tandis que des vendeurs de rue font frire des beignets sucrés jusqu’à l’aube. Le cortège de la Première Dame est passé dans ces rues festives, suscitant des salutations spontanées sans entraver la circulation, un détail logistique apprécié par les résidents.

La sécurité était discrète mais visible. Des officiers de la Garde républicaine ont formé un cordon périphérique, mais des policiers en civil ont permis aux enfants de s’approcher des dignitaires pour des selfies. Un officier a confirmé l’absence d’incidents, créditant « le maintien de l’ordre communautaire et la coordination avec les anciens de l’église » pour l’atmosphère calme.

L’événement a également attiré des diplomates, dont l’ambassadeur d’Angola et une délégation de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale. Un envoyé a déclaré que de tels rassemblements « projettent une image de stabilité à un moment où les investisseurs surveillent la région de près ». Des négociants en pétrole présents pour des réunions de fin d’année auraient demandé des images à partager avec leurs sièges sociaux.

Des analystes régionaux établissent des parallèles avec le programme « Noël Solidaire » du Cameroun et « l’Arbre de Noël » du Gabon, tous deux menés par des premières dames et soutenus par le secteur privé. « Une saine compétition dans la générosité émerge », a fait valoir un politologue, suggérant que le phénomène pourrait renforcer l’intégration sociale de la CEMAC dans les années à venir.

Perspectives pour l’édition 2024

Alors que les chants de Noël s’estompaient, Antoinette Sassou N’Guesso a posé pour une photo de groupe sous une bannière portant l’inscription « Espoir, Paix, Solidarité ». Son équipe a déclaré que la planification de l’édition 2024 commencerait le mois prochain, avec un accent sur les dons numériques pour « élargir le cercle des donateurs » face à une population jeune en ligne croissante.

Pour les enfants qui sont partis à vélo en tenant fermement leurs nouveaux jouets, les débats politiques plus larges peuvent sembler lointains. Pourtant, leurs rires, résonnant dans les couloirs polis de la salle du congrès, ont offert un rappel saisonnier que les indicateurs et les mandats visent en fin de compte un objectif simple : transformer la vulnérabilité en une enfance radieuse et sans entraves.

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