- L’opacité entourant l’engagement de la Chine dans le secteur extractif congolais devrait être dissipée par le rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) qui sera publié ce mois-ci.
- Le contrat minier entre la Chine et la République Démocratique du Congo a plus d’une décennie.
- Même après la renégociation du contrat minier avec les Chinois, le contrat n’était pas transparent.
L’opacité entourant l’engagement de la Chine dans le secteur extractif congolais devrait être dissipée par le rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) qui sera publié ce mois-ci. Le contrat minier entre la Chine et la République Démocratique du Congo a plus d’une décennie. Même après la renégociation du contrat minier avec les Chinois, le contrat n’était pas transparent. Sa version préliminaire a été saluée par des experts locaux pour avoir exposé plusieurs aspects du contrat.
Lorsque la RDC a signé le contrat avec Sicomines SA, la firme chinoise en 2008, l’accord valait environ 9 milliards de dollars. Cependant, après l’intervention du Fonds Monétaire International, Kinshasa a renégocié l’accord. Il semblait néanmoins déséquilibré.
Le rapport préliminaire a révélé que bien que la RDC fournisse la plupart des actifs miniers de la coentreprise, elle ne détenait que 32 pour cent des actions. De plus, l’étude de faisabilité chinoise aurait sous-évalué les réserves de ces gisements. Il a été allégué que le contrat avait été renégocié en 2017, sans même impliquer le ministre chargé des mines avant que l’ancien président Joseph Kabila ne quitte ses fonctions.
Il a en outre été constaté que malgré l’engagement de 3 milliards de dollars pour construire des infrastructures locales telles que des routes, des écoles et des centres de santé par les investisseurs, la plupart d’entre elles n’ont pas vu le jour, et moins d’un milliard de dollars ont été décaissés.
En juillet, la ministre congolaise des Mines, Antoinette Nsamba, a déclaré qu’à ce jour, Sicomines n’a payé aucune taxe ni redevance et pourtant exporte des minéraux et importe des équipements et des produits d’exploitation gratuitement.
Des responsables chinois ont réfuté ces allégations dans une déclaration publiée, affirmant qu’il y avait un consensus entre les deux parties chinoise et congolaise et que seule une petite partie des bénéfices devait être distribuée, la majeure partie étant utilisée pour rembourser les prêts. Le président Félix Tshisekedi a ordonné une évaluation adéquate par le ministre d’État chargé des Infrastructures et par la ministre des Mines.