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jeudi, février 5, 2026

Why Congo’s Ruling Party Wants Sassou-Nguesso Again

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Les délégués soutiennent Sassou-Nguesso

Samedi, les délégués du sixième congrès ordinaire du Parti congolais du travail se sont levés à l’unisson dans le Palais des Congrès de Brazzaville, applaudissant le Secrétaire Général alors qu’il exhortait le Président Denis Sassou-Nguesso à porter les couleurs du parti pour la course présidentielle de mars 2026.

Qualifiant le chef de l’État de « notre champion pour toutes les saisons », il a déclaré que le parti formaliserait son choix lors des sessions plénières cette semaine, mais la recommandation donne déjà le ton d’une campagne où la continuité, la stabilité et l’unité nationale devraient dominer.

Un calendrier stratégique pour le scrutin de 2026

Le calendrier constitutionnel fixe le premier tour pour mars 2026, laissant à peine quatorze mois aux candidats pour s’organiser. En avançant son soutien, le PCT cherche à devancer les alliances de l’opposition et à rassurer les investisseurs scrutant les marchés subsahariens à la recherche d’horizons politiques prévisibles.

Les initiés du parti affirment que cette démarche s’aligne sur l’habitude du Président Sassou-Nguesso de réaliser des visites de terrain précoces dans les départements, une tactique qui lui permet d’inaugurer des infrastructures et d’évaluer les attentes locales avant l’ouverture de la période officielle de campagne, mêlant ainsi les avantages du pouvoir en place à des tournées d’écoute de la base.

« Nous entrons dans une décennie riche en possibilités », a expliqué un stratège senior du PCT. « L’expérience est notre boussole la plus sûre. » Ses paroles faisaient écho aux conversations dans le quartier des affaires de Brazzaville, où les financiers reconnaissent au président d’avoir navigué le choc pétrolier de 2020 sans troubles sociaux.

Discipline du parti et mécanisme de base

Lors du congrès, il a été demandé aux cadres de maintenir une « mobilisation totale, une discipline sérieuse et une loyauté indéfectible ». Cette formulation reprend les slogans affinés depuis la campagne de 2011 et indique que les quelque 7 000 comités de base du parti géreront à nouveau le contact porte-à-porte avec les électeurs, la logistique de transport et le monitoring des bureaux de vote.

Les observateurs notent que les élections précédentes ont révélé que le système de contact avec les électeurs du PCT est méthodique, en particulier dans les districts reculés du nord où les réseaux routiers restent fragiles. Des modules de formation sur l’utilisation des listes électorales numériques circulent déjà sur des groupes WhatsApp administrés par des coordinateurs régionaux.

Le parti cherche également à séduire les électeurs pour la première fois par le biais d’événements culturels. Un forum de la jeunesse prévu à Oyo le mois prochain mêlera présentations musicales et ateliers sur l’entreprenariat, soulignant un récit de renouvellement générationnel au sein d’un leadership reconnu pour sa continuité.

Arguments économiques et sécuritaires

Les orateurs ont à plusieurs reprises lié la candidature potentielle du Président Sassou-Nguesso à la macro-stabilité. Le FMI prévoit une croissance de 4,3 % pour 2025, portée par de nouvelles licences pétrolières et le corridor émergent de transformation du bois près de Pointe-Noire. Les délégués ont fait valoir qu’une transition politique harmonieuse préserverait ces acquis.

La sécurité était un autre point de discussion. Les rôles de médiation du président en République centrafricaine et au Tchad ont été cités comme preuve d’un capital diplomatique bénéfique à la paix du Congo. « Son expérience rayonne au-delà de nos frontières et revient sous forme de crédibilité », a déclaré un conseiller aux Affaires étrangères.

Paysage de l’opposition et feuille de route électorale

Les partis d’opposition, dont l’Union panafricaine pour la démocratie sociale, n’ont pas encore désigné de candidats. Certains dirigeants ont déclaré à la radio locale qu’ils consulteraient la société civile avant les primaires de mars 2025, mais le calendrier serré complique la collecte de fonds et les tournées nationales.

Les responsables de la commission électorale confirment que l’enregistrement biométrique ouvrira en juillet, avec une assistance technique des Nations Unies déjà budgétée. Les défenseurs de la transparence saluent cette étape, tout en exhortant à la publication en temps utile des cartes des bureaux de vote pour minimiser les litiges sur l’accessibilité des électeurs, en particulier dans la région de la Cuvette.

Le ministre de l’Intérieur a réitéré dimanche que le gouvernement garantirait un vote « libre, calme et inclusif ». Sa déclaration fait suite à des consultations de routine avec les leaders religieux et le Conseil supérieur de la communication, conçues pour équilibrer le débat passionné et le respect des institutions.

Enjeux régionaux et perspective internationale

La marche du Congo vers 2026 se déroule alors que le bloc plus large de la CEMAC intensifie son intégration économique. Des économistes affirment que la continuité politique de Brazzaville pourrait accélérer le régime prévu de passeport unique et finaliser l’accord sur le transport fluvial de la Sangha, boostant les volumes commerciaux intra-régionaux d’environ 18 %.

Des diplomates de France, de Russie et de Chine ont assisté au congrès du PCT en tant qu’observateurs, rappelant l’intérêt étranger pour le potentiel en hydrocarbures et en hydrogène vert du Congo. Un envoyé européen a qualifié le soutien précoce de « signal prévisible que les marchés des capitaux apprécieront ».

Pour l’instant, tous les regards restent tournés vers le Président Denis Sassou-Nguesso. S’il accepte l’appel du parti, les mois à venir mêleront gouvernance et chorégraphie de campagne — une danse complexe familière à la politique congolaise, mais toujours capable de surprendre un électorat jeune, avide de progrès.

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