Le district de Pointe-Noire établit les priorités de la vie quotidienne
À Tchiamba-Nzassi, un district situé à environ 30 kilomètres de Pointe-Noire sur le corridor menant à l’extrémité de la Route Nationale No. 4 près de la frontière avec Cabinda, les résidents ont fait appel aux autorités compétentes concernant les services de base qui façonnent la vie quotidienne.
Ils ont cité la détérioration avancée de la route principale, les difficultés persistantes d’accès à l’eau et l’absence d’électricité. Les habitants affirment que la résolution de ces problèmes améliorerait les conditions de vie des ménages répartis dans les villages et les quartiers du district.
Une réunion citoyenne marque le premier échange local du préfet
Les préoccupations ont été présentées le 7 janvier lors de la première réunion citoyenne du préfet avec la population depuis sa nomination en tant que préfet du département de Pointe-Noire.
La réunion a permis au préfet d’écouter directement les priorités de la communauté et de mieux comprendre les contraintes locales. Elle s’est tenue parallèlement à la cérémonie officialisant l’installation du sous-préfet du district.
L’état des routes, l’eau et l’électricité cités comme urgents
Parlant au nom des résidents de ce qu’il a décrit comme « 20 villages » et deux quartiers, l’ancien de la communauté a déclaré au préfet que l’état dégradé de la route est visible à l’arrivée dans le district, et il l’a lié à des défis de développement plus larges.
« Monsieur le Préfet, à votre arrivée dans notre district, vous avez constaté la détérioration de la route. À ce jour, nous n’avons pas d’électricité, pas d’eau », a-t-il déclaré. Il a également suggéré de tenir une deuxième réunion pour poursuivre l’échange.
Les écoles et les services de santé ajoutés à la liste des demandes
Au-delà des services publics et de l’accès routier, les résidents ont mis en avant les équipements publics qu’ils considèrent essentiels à la stabilité du district. Ils ont demandé aux autorités d’agrandir et de clôturer le complexe scolaire Jean-Baptiste Tati Loutard, qui, selon eux, est inondé pendant les pluies.
Ils ont également demandé un logement de fonction pour le responsable du Centre de Santé Intégré, ainsi qu’une ambulance pour soutenir les évacuations médicales. Pour les familles, de telles mesures sont perçues comme des étapes pratiques pouvant réduire la vulnérabilité en cas d’urgence.
Les autorités promettent un suivi avant fin janvier
Après avoir écouté les préoccupations, le préfet a promis une nouvelle réunion avant la fin du mois de janvier, la présentant comme une opportunité pour ce qu’il a appelé une réunion constructive avec les responsables locaux plus largement impliqués dans la prestation de services.
« Nous programmerons une autre réunion pour une rencontre constructive. Nous nous retrouverons avant la fin janvier avec le président du conseil départemental et municipal, le maire de Pointe-Noire. Ce qui peut être réglé localement, nous le ferons. Ce qui ne peut pas être réglé localement, nous le rapporterons à qui de droit », a-t-il déclaré.
Un district lié à la frontière avec des services étatiques essentiels
La population du district est estimée à environ 7 730 habitants. Le district accueille également plusieurs services étatiques décentralisés, notamment l’hygiène publique, les services de l’économie forestière et les services de la santé des végétaux, entre autres, reflétant son rôle administratif et économique.
L’activité locale est décrite comme étant façonnée par le commerce transfrontalier entre Cabinda, la communauté urbaine de Tchiamba-Nzassi et Pointe-Noire. Une forte présence de commerçants non nationaux actifs dans la vente au détail de denrées alimentaires, de quincaillerie, de produits de boulangerie et de vêtements est notée.
Pourquoi le corridor RN4 est important pour les moyens de subsistance locaux
À Tchiamba-Nzassi, l’état de la route n’est pas seulement une question de transport ; il est étroitement lié au rythme du commerce, au mouvement des marchandises et à la capacité des services publics à atteindre les communautés à travers les établissements dispersés.
L’appel des résidents, délivré dans un cadre formel en présence des autorités départementales, illustre une attente locale commune : que les représentants de l’État puissent aider à relier les priorités communautaires au bon niveau de prise de décision, tout en poursuivant des solutions pratiques pouvant être gérées à proximité.