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Alors que des entreprises chinoises, américaines et autres étrangères recherchent du cuivre et du cobalt essentiels à la transition énergétique mondiale, les villageois disent que l’accès à leurs propres terres est restreint.
Dans le sud-est de la République démocratique du Congo, la course aux minéraux stratégiques resserre son emprise sur les forêts communautaires, laissant les résidents locaux inquiets pour leurs terres, leurs moyens de subsistance et leur environnement.
À Lukutwe, un village de la province du Haut-Katanga, les membres de la communauté affirment que l’expansion minière empiète de plus en plus sur les concessions forestières protégées gérées légalement par les populations locales. Alors que des entreprises chinoises, américaines et autres étrangères recherchent du cuivre et du cobalt essentiels à la transition énergétique mondiale, les villageois disent que l’accès à leurs propres terres est restreint.
Le président de la concession forestière communautaire de Lukutwe indique une route traversant la forêt. Il dit que les opérateurs miniers ont installé des barrières, empêchant les résidents de passer librement et de surveiller leur propre concession.
Les gardes forestiers disent que la pression augmente. Un garde forestier se souvient comment une personne influente est arrivée avec des machines lourdes, prétendant avoir acheté la forêt de la communauté bien que les villageois détiennent des documents officiels. Il dit que la tentative équivalait à une accaparement de terres.
Au-delà de l’accès, les résidents mettent en garde contre les dommages environnementaux. Une membre du comité de la forêt communautaire dit que les déchets miniers rejetés dans la rivière Lwafi pendant la saison sèche ont tué des poissons et détruit des terres agricoles. Des champs de tomates autrefois fertiles produisent maintenant des cultures pourries et infestées d’insectes, rendant l’agriculture impossible.
Alors que la richesse minérale de la RD Congo alimente la demande mondiale, des communautés comme Lukutwe disent qu’elles en paient le prix—prises entre la protection de leurs forêts et les pressions d’une industrie minière en plein essor.