Atelier de Pointe-Noire pour moderniser la déclaration des cancers
Environ 40 agents de collecte de données et points focaux du département de Pointe-Noire participent depuis le 20 janvier à un atelier de formation sur le logiciel KoboCollect, visant à numériser les informations relatives au cancer.
La session se tient dans la ville côtière jusqu’au 24 janvier. Les organisateurs indiquent que l’objectif est de passer des routines papier à une déclaration numérique plus rapide et structurée.
Le Programme National de Lutte contre le Cancer fixe les priorités de santé publique
La directrice du Programme National de Lutte contre le Cancer a déclaré que cette initiative répond à un besoin de santé publique et cherche à moderniser le système de surveillance épidémiologique du cancer au Congo.
« Le cancer reste un défi de santé publique compte tenu des nombreux cas enregistrés dans notre pays. Pour le combattre efficacement, nous ne pouvons plus naviguer à vue. Nous avons besoin de chiffres, de précision et de réactivité », a-t-elle déclaré lors de l’ouverture de l’atelier.
KoboCollect promet un flux de données plus rapide et en temps réel
Il a été précisé que KoboCollect devrait faciliter la collecte de données à l’aide d’appareils mobiles directement au chevet des patients ou lors des consultations, tout en permettant une synchronisation instantanée afin que les informations des établissements de santé de Pointe-Noire puissent être centralisées en temps réel.
Pour les participants, ce changement devrait réduire les délais entre une consultation et la disponibilité de chiffres utilisables pour les gestionnaires de programme, tout en améliorant l’uniformité de la manière dont les cas sont enregistrés sur les différents sites.
Les responsables lient les outils numériques à une politique de santé plus intelligente
Le responsable du dépistage et de la surveillance épidémiologique au Programme National de Lutte contre le Cancer a souligné que le cancer est un problème majeur de santé publique à l’échelle mondiale et que le Congo est également concerné.
« Ces données permettront d’orienter nos politiques de santé dans la lutte contre cette pathologie, qui représente un réel fardeau pour nos familles », a-t-il déclaré, présentant la transition numérique comme une étape pratique vers une prise de décision mieux informée.
La formation mêle règles, méthodes et échanges pratiques
Les organisateurs ont indiqué que la première journée, axée sur la théorie, a couvert la charte de travail et la numérisation de la collecte de données. Les sessions ont suscité des discussions entre participants et formateurs, reflétant un intérêt partagé pour la manière dont le nouvel outil sera utilisé au quotidien.
En associant des conseils sur les procédures à la pratique du logiciel, l’atelier vise à aligner les routines de terrain sur les attentes du programme en matière d’exhaustivité et de fiabilité des déclarations.
Le Congo renforce sa souveraineté épidémiologique sur le cancer
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts plus larges des autorités sanitaires congolaises pour renforcer la « souveraineté épidémiologique » du pays grâce à un enregistrement et un suivi plus complets des nouveaux cas de cancer.
Pour les responsables du programme, la constitution d’un ensemble de données plus solide n’est pas seulement un travail technique. C’est aussi un moyen de soutenir la planification, d’améliorer la coordination entre les établissements et de réagir plus rapidement face aux tendances qui émergent dans le réseau de santé de Pointe-Noire.