Journée internationale des douanes à Brazzaville
La Journée internationale des douanes, célébrée le 26 janvier à Brazzaville, a été l’occasion pour les autorités congolaises de réaffirmer la place stratégique des douanes dans la vie nationale. Les responsables ont présenté l’administration comme centrale pour la protection de la société, le soutien à la sécurité et la facilitation des flux commerciaux.
Dans leurs messages, les services douaniers ont été présentés comme une barrière de première ligne contre les risques pouvant affecter les communautés, y compris les menaces transfrontalières. Le thème de la journée au Congo a souligné la vigilance et l’engagement comme fondements pratiques de cette mission.
Un rôle « souvent invisible » mis en lumière
Lors de la commémoration, le ministre de l’Économie et des Finances s’est adressé aux agents des douanes avec un appel clair : rester pleinement engagés dans un travail dont l’importance n’est pas toujours visible pour le grand public, mais qui est décisif pour la protection de la société.
Le travail douanier a été lié aux perspectives économiques et sociales plus larges du pays, faisant valoir que la vigilance routinière aux frontières et le long des routes logistiques comptent davantage à mesure que les menaces transfrontalières se multiplient. Dans ce contexte, les douanes ont été présentées comme une sauvegarde de la prospérité, et pas seulement comme un service de recettes.
Sécurité, santé, environnement : un mandat protecteur étendu
Les remarques du ministre ont décrit les douanes comme un « véritable rempart » sur plusieurs fronts, notamment la sécurité nationale et internationale, la santé publique, la protection de l’environnement et l’intégrité de la chaîne logistique. Le message était que la protection est désormais multidimensionnelle et nécessite une préparation constante.
Il a encouragé l’administration à mettre en avant des actions concrètes démontrant ce rôle protecteur. Parmi les mesures citées figuraient la gestion des risques, les équipements de détection, l’analyse des données, le partage du renseignement et la coopération régionale, présentés comme des outils complémentaires plutôt que comme des solutions autonomes.
Réponse unifiée grâce à des partenariats élargis
Le gouvernement mise sur des partenariats plus solides pour accroître l’efficacité. Une coordination plus étroite avec d’autres administrations publiques, les services de sécurité, les organisations internationales et non gouvernementales, ainsi qu’avec les opérateurs économiques et logistiques qui déplacent les marchandises et gèrent les chaînes d’approvisionnement a été évoquée.
L’argument central était qu’une meilleure protection ne peut être réalisée en silos. « Une meilleure protection de la société nécessite une réponse unifiée », a-t-il été souligné, insistant sur le fait que la coopération n’est pas un ajout facultatif mais une condition pour faire face aux risques complexes et transfrontaliers.
Le Comité de modernisation des douanes examine les rapports de réforme
Parallèlement à la cérémonie publique, un comité chargé de moderniser et de suivre les réformes des douanes congolaises s’est réuni. La réunion a examiné et adopté plusieurs rapports d’activité.
Les documents examinés comprenaient des rapports de la commission consultative mixte, du sous-comité technique sur la valeur en douane, du sous-comité anti-fraude, du sous-comité d’évaluation des dépenses fiscales et du sous-comité axé sur la facilitation des échanges, reflétant un large programme de réforme.
Alignement sur les normes internationales depuis 2022
Un inspecteur des douanes et correspondant national du Congo auprès du Bureau régional de liaison du renseignement pour l’Afrique centrale a déclaré que l’administration des douanes est en évolution continue et doit s’aligner sur les normes internationales. Il a mis en lumière les efforts entrepris par les autorités depuis 2022.
Dans son compte rendu, la modernisation est présentée comme une nécessité dictée par l’évolution des modèles commerciaux et la pression des menaces transfrontalières. L’implication est que les mises à niveau techniques et les réformes institutionnelles vont de pair, en particulier en matière de valorisation, de contrôle de la fraude et de facilitation.
Une dynamique de réforme régionale dans le cadre de l’OMD
La voie de réforme décrite a été liée à une dynamique régionale plus large, à un moment où le directeur général des douanes et droits indirects servait également en tant que vice-président de l’Organisation mondiale des douanes pour la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. L’objectif déclaré est la modernisation et la conformité.
Dans ce cadre, l’approche du Congo est positionnée comme faisant partie d’un effort collectif visant à renforcer les administrations douanières pour qu’elles deviennent plus efficaces et plus conformes aux normes internationales. Le 26 janvier a ainsi servi à la fois de commémoration et de point de contrôle des progrès.