21.1 C
Congo-Brazzaville
jeudi, février 5, 2026

Brazzaville bids farewell to AET Claude Kipemesso

Must read

Un hommage à Brazzaville pour une figure respectée de l’AET

L’Association des Anciens Enfants Soldats (AET) du Congo a organisé un dernier hommage le 14 janvier à Brazzaville pour AET Claude Kipemesso. Il est décédé le 24 décembre à Brazzaville, selon le compte rendu de l’association.

Un parcours de vie rappelé par ses pairs

Lors de la cérémonie, l’éloge funèbre a présenté Claude Kipemesso comme un membre discipliné et très apprécié de la communauté AET. Son parcours, de l’enfance à ses engagements professionnels et civiques, a été retracé, mettant en avant un profil façonné par l’étude et le service.

De Kibangou à l’école militaire préparatoire

Claude Kipemesso est né le 3 décembre 1953 à Kibangou, dans le département du Niari. Après l’école primaire à Kibangou, il est entré à l’École Militaire Préparatoire Générale Leclerc (EMPLG) en 1966. Lui et ses camarades y ont formé la promotion connue sous le nom de « Promotion Emery Patrice Lumumba ».

Parcours académique et orientation vers l’économie

Ses pairs l’ont décrit comme discret mais joyeux pendant ses années en tant que jeune enfant soldat. Il a obtenu le BEMG et a poursuivi ses études au Lycée technique d’État du 1er mai, où il a obtenu un baccalauréat en techniques commerciales. Il a ensuite suivi un enseignement supérieur centré sur l’économie et le droit.

Formation à l’INSSEJAG et entrée dans la vie professionnelle

Son parcours académique s’est poursuivi à l’Institut des sciences économiques, juridiques, administratives et de gestion (INSSEJAG), où il a obtenu un diplôme en sciences économiques. Avec ce bagage, il a entamé une carrière professionnelle que ses collègues ont présentée comme stable, technique et fondée sur de solides compétences financières et administratives.

Une carrière dans la finance hôtelière et le contrôle interne

Claude Kipemesso a d’abord travaillé comme auditeur interne et chef du département de contrôle à l’hôtel Mbamou Palace. Il est ensuite devenu adjoint au directeur financier et chef des services comptables et financiers. Il a finalement occupé le poste de directeur financier de l’hôtel, reflétant une progression des responsabilités.

Engagement public pendant la transition nationale

Au-delà du secteur privé, les orateurs ont rappelé son implication civique. Il a participé à la Conférence Nationale Souveraine et a ensuite servi comme député pendant la période de transition du Congo. Ce chapitre de sa vie a été présenté comme une expression de citoyenneté et une volonté de contribuer à la vie publique.

Études théologiques et service communautaire continu

L’éloge funèbre a également noté sa formation à l’Académie Théologique Bérérée, où il a obtenu une maîtrise en gestion théologique du ministère. Pour ceux qui le connaissaient, cette qualification supplémentaire illustrait un engagement personnel envers l’apprentissage et envers des rôles qui associent leadership et service.

Travail de consultant sur les programmes soutenus par le Fonds mondial

Son implication dans les ONG et la société civile l’a ensuite conduit à des rôles dans la gestion de projet et le suivi stratégique. Selon le compte rendu lu lors de l’hommage, Claude Kipemesso a servi comme consultant national auprès du Comité National de Coordination pour les projets financés par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Un adieu marqué par le souvenir et la fierté institutionnelle

La cérémonie du 14 janvier a rassemblé la communauté AET autour d’un récit commun : celui d’un homme formé par les institutions nationales, éprouvé par des responsabilités professionnelles et engagé dans des initiatives civiques et sociales. En honorant Claude Kipemesso, l’association a mis en avant les valeurs de discipline, de formation et d’engagement tourné vers l’intérêt public.

Congo-Brazzaville : BantuHub dévoile l’incubateur BantuLab

La Fondation BantuHub a lancé BantuLab, un incubateur présenté comme un programme sur mesure pour aider les fondateurs congolais à fort potentiel à se développer. L’initiative s’accompagne d’un véhicule d’investissement d’un million d’euros, cofinancé avec le Groupe L’Archer, et se positionne comme un coup de pouce pratique à l’entrepreneuriat local.

Le premier appel à candidatures cible les startups fintech et se déroule du 14 au 24 janvier. Pour la scène startup en croissance du Congo, l’ouverture d’un programme structuré avec un capital dédié est décrite par les organisateurs comme un jalon important dans l’écosystème entrepreneurial national.

Diversification économique et un outil pratique pour les talents locaux

BantuLab est présenté comme faisant partie d’une volonté plus large de renforcer la diversification économique du Congo, l’incubateur étant conçu pour transformer les talents locaux en entreprises durables. Le message du programme met l’accent sur l’impact mesurable et le soutien opérationnel plutôt que sur de grandes promesses, reflétant une approche axée sur les résultats pour la construction des startups.

Le diagnostic sous-jacent est familier à de nombreux entrepreneurs : les talents existent dans tous les secteurs, mais la croissance est souvent entravée par un soutien structuré limité et un financement qui ne correspond pas toujours aux réalités des startups. En regroupant la sélection, le mentorat et l’investissement en un seul mécanisme, BantuLab vise à réduire cet écart de manière directe.

Le parcours entrepreneurial de Véroné Mankou façonne le programme

BantuLab est initié par Véroné Mankou, décrit par les organisateurs comme un ingénieur visionnaire et un pionnier associé aux premiers smartphones et tablettes « fabriqués en Afrique ». Son implication place une figure reconnaissable de l’innovation africaine au centre de l’identité et de l’ambition de l’incubateur.

Dans la présentation du projet, l’expérience de Mankou est présentée comme un guide pour construire des entreprises dans des conditions réelles. L’incubateur est positionné comme une extension de cet état d’esprit : tester des idées, affiner les produits et viser la traction, avec un soutien calibré au stade de développement de chaque startup.

Fonds de 1 million d’euros cofinancé et modèle d’investissement en capital

Au cœur de BantuLab se trouve un fonds dédié d’un million d’euros, financé par la Fondation BantuHub et le Groupe L’Archer. Le véhicule est conçu pour investir directement dans les startups sélectionnées via des prises de participation, les montants et les conditions devant refléter la maturité, le potentiel de croissance et l’impact économique et social plus large.

L’Archer est présenté comme un acteur du financement et de l’investissement centré sur l’Afrique centrale. Dans le récit entourant le partenariat, le cofinancement est dépeint comme un pari du secteur privé sur la création de valeur locale, aligné sur l’idée de construire des champions nationaux plutôt que de compter uniquement sur les importations ou les rentes extractives.

Focus Fintech : Inclusion, numérisation et services évolutifs

Le premier cycle du programme se concentre sur la fintech, définie ici comme les entreprises utilisant l’innovation numérique pour élargir l’accès aux services financiers. Ce choix est décrit comme stratégique : les solutions fintech peuvent soutenir la numérisation de l’économie et renforcer l’inclusion financière grâce à des services plus accessibles et potentiellement moins coûteux.

Les candidatures se clôturent

More articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Latest article