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samedi, février 14, 2026

Congo Fast-Tracks 25bn CFA Health Overhaul With WHO

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Une cérémonie à Brazzaville marque une nouvelle ère pour la santé

Les tambours ont résonné dans le Centre de conférences de Kintélé près de Brazzaville alors que le ministre de la Santé et de la Population a officiellement lancé la Stratégie de coopération 2025-2028 entre l’Organisation mondiale de la Santé et le Congo le 5 décembre 2025.

Entouré du ministre de la Défense, de responsables de l’ONU et de diplomates, le ministre a décrit cette feuille de route comme une étape décisive vers un système de santé résilient capable de fournir des soins de qualité à chaque foyer congolais.

La stratégie dispose d’un budget estimé à plus de 25 milliards de francs CFA, soulignant la volonté du gouvernement d’accompagner les engagements politiques de ressources pratiques, malgré les pressions budgétaires concurrentes dans les domaines de l’éducation, de la sécurité et des infrastructures.

Quatre priorités guident le soutien de l’OMS

Le représentant de l’OMS a déclaré que le nouveau cadre se concentre sur quatre priorités : une couverture équitable, une meilleure préparation aux urgences, des soins primaires intégrés au « kilomètre zéro », et l’inclusion des facteurs de santé dans toutes les politiques publiques.

« La mise en œuvre aura un impact positif sur le bien-être des communautés congolaises », a-t-il déclaré aux journalistes, notant que les leçons tirées de la récente flambée de choléra ont confirmé l’urgence de rapprocher les services essentiels des villages, des ports fluviaux et des périphéries urbaines.

Le cadre sert également de référence pour le dialogue politique, la planification biennale et la mobilisation des ressources, permettant à Brazzaville et aux partenaires internationaux d’aligner leurs contributions et de mesurer les progrès grâce à des indicateurs convenus conjointement.

Lier les plans nationaux et les objectifs mondiaux

Les responsables soulignent que la stratégie de coopération s’articule avec le Plan national de développement de la santé 2023-2026, les Objectifs de développement durable de l’ONU et le Quatorzième programme général de travail de l’OMS.

En synchronisant les calendriers et les indicateurs, les décideurs espèrent éviter les doublons, concentrer les fonds limités sur des interventions fondées sur des preuves et garantir la confiance des donateurs à long terme.

Le lancement a été présenté comme une expression concrète de l’engagement du Président Denis Sassou N’Guesso à placer le capital humain au centre de la diversification économique, un thème répété lors du discours sur l’état de la nation en 2024.

Le réalisme budgétaire examiné

Le chiffre de 25 milliards de CFA représente environ trois pour cent du budget national, ce qui amène les analystes à s’interroger sur la capacité des taux d’exécution à dépasser le plafond de 60 pour cent observé dans certaines allocations sanitaires précédentes.

Les technocrates du ministère soutiennent que les étapes structurées de la stratégie, combinées à la supervision technique de l’OMS, amélioreront la discipline des décaissements et garantiront que les districts ruraux reçoivent les fonds à temps pour les vaccins, les réparations de la chaîne du froid et le recrutement de personnel de première ligne.

Le financement combinera des recettes nationales, des prêts reprogrammés et des subventions ciblées ; les responsables indiquent que 40 pour cent sont déjà sécurisés dans la loi de finances 2025, tandis que les discussions avec le Fonds mondial et la Banque africaine de développement se poursuivent.

Les observateurs notent qu’aligner les décaissements des donateurs sur le calendrier du Trésor national pourrait éviter les goulots d’étranglement passés, lorsque des cycles d’approvisionnement chevauchants avaient retardé les importations de médicaments antipaludiques pendant la saison des pluies 2021.

Tirer les leçons du Covid-19 et des crises

Le Covid-19 a exposé des lacunes dans les réseaux de laboratoires, l’approvisionnement en oxygène et la circulation des données épidémiologiques ; ces leçons sont intégrées dans la nouvelle matrice de coopération, selon l’annexe technique partagée avec les directeurs de santé provinciaux.

Les investissements futurs prioriseront la surveillance numérique des maladies et des équipes d’intervention rapide capables de se déployer dans les 24 heures, complétant les efforts de lutte contre le choléra en cours le long du fleuve Congo.

En parallèle, le cadre promeut la coordination transfrontalière avec le Gabon, le Cameroun et la République démocratique du Congo pour prévenir les débordements régionaux, reflétant les engagements pris lors du Sommet de Libreville sur la sécurité sanitaire en 2023.

Les ressources humaines au cœur du dispositif

Le succès dépend du personnel formé ; par conséquent, une part importante de l’enveloppe est réservée à l’éducation médicale continue, aux bourses d’études pour les infirmières et aux incitations pour retenir les spécialistes en dehors de Brazzaville et de Pointe-Noire.

Le ministère prévoit de piloter des sessions de télé-mentorat reliant les hôpitaux de district au Centre hospitalier universitaire de Brazzaville, permettant des discussions sur des cas complexes sans transferts coûteux, ont révélé des initiés après la cérémonie.

Prochaines étapes et suivi

Un comité de pilotage conjoint coprésidé par le ministre et le représentant de l’OMS se réunira tous les six mois pour examiner les tableaux de bord, autoriser les corrections de trajectoire et publier des communiqués résumant les réalisations.

Le premier plan opérationnel, couvrant 2025-2026, est attendu en mars 2025 et se concentrera sur les maladies évitables par la vaccination, la santé maternelle et la résistance aux antimicrobiens, selon les documents de travail diffusés lors de l’événement.

Interrogé sur le suivi, le ministre a assuré qu’un portail de données ouvert publiera des ventilations des dépenses, des cartes de projets et des tableaux de bord trimestriels, permettant aux citoyens, aux législateurs et aux partenaires de suivre les progrès en temps réel.

Il a ajouté que le système est développé avec la start-up locale KTech, illustrant l’engagement plus large de l’administration à nourrir les talents numériques nationaux tout en modernisant les services publics.

Alors que l’audience se dispersait, des affiches portaient l’inscription « Une population en bonne santé, une nation forte » — un slogan qui capture la conviction qu’une sécurité sanitaire renforcée reste fondamentale pour la stabilité et la prospérité à long terme de la République.

Pour l’instant, le lancement signale une ère d’ambition coordonnée, avec de grandes attentes du public quant à la capacité du partenariat entre Brazzaville et l’OMS à transformer les engagements en vies plus saines à travers la République du Congo.

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