30.2 C
Congo-Brazzaville
mercredi, février 4, 2026

Congo’s New Labour Code Nears Finish Line

Must read

Une commission gouvernementale envisage un code du travail moderne

Brazzaville — La Commission nationale consultative du travail a tenu sa session ordinaire le 12 décembre sous la présidence du ministre d’État Claude Alphonse N’Silou, affinant le projet de loi destiné à devenir le premier Code du travail révisé du Congo-Brazzaville en deux décennies.

Assis dans l’auditorium du ministère, les commissaires représentant les employeurs, les syndicats et les agences gouvernementales ont examiné clause après clause, proposant des modifications visant à équilibrer les exigences de productivité avec la protection des travailleurs dans une économie en évolution rapide.

Le chef de cabinet du ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale a guidé les juristes à travers les articles denses couvrant les contrats, la négociation collective et le règlement des différends, rappelant aux délégués que chaque virgule a un impact dans les usines, les bureaux et les installations pétrolières s’étendant de Pointe-Noire à Ouesso.

Pourquoi une révision est devenue urgente

Dans son discours d’ouverture, le ministre d’État a retracé l’histoire du dossier jusqu’aux premières consultations des années 2000, notant que la numérisation, le travail sur plateforme et les réalités post-pandémiques ont depuis bouleversé le marché du travail, rendant plusieurs dispositions du code de 1966 soit obsolètes, soit procéduralement lourdes.

Les délégués ont convenu que le chômage croissant des jeunes et la quête d’investissements diversifiés nécessitent des règles plus claires sur la période d’essai, la rupture de contrat et les cotisations de sécurité sociale, en particulier pour les micro-entreprises qui dominent le commerce congolais mais opèrent souvent de manière informelle.

Télétravail et clauses à temps partiel clarifiés

Une innovation majeure est la reconnaissance formelle du télétravail, une pratique qui a explosé pendant les restrictions liées au Covid-19 et qui persiste dans les centres d’appels et les studios de design à Brazzaville ; le projet énumère les obligations de l’employeur en matière d’équipement, d’indemnités de connexion et de couverture en cas d’accident lorsque le personnel travaille depuis son domicile.

Un autre chapitre codifie le travail à temps partiel, offrant aux entreprises une flexibilité pour gérer les pics saisonniers tout en garantissant des droits au congé, à l’ancienneté et à la pension au prorata pour les employés acceptant des horaires réduits, un aménagement salué comme « un pont entre l’informel et le travail décent ».

Des normes internationales intégrées dans le droit local

La commission s’est largement appuyée sur les commentaires techniques de l’Organisation internationale du travail après que le Congo a ratifié plusieurs conventions en 2023 ; les clauses reflètent désormais les références mondiales sur le travail forcé, la discrimination et la protection de la maternité, alignant le pays avec ses partenaires de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale.

Une conseillère juridique a souligné que la transposition des textes de l’OIT nécessitait des traductions méticuleuses en français et la suppression des décrets qui se chevauchent, un processus qu’elle a décrit comme « une chirurgie qui remplace les os sans arrêter le cœur de la jurisprudence nationale ».

Les succès progressifs de la commission

Les participants ont rappelé que ce même organe tripartite avait, en juillet 2024, rendu des avis sur deux instruments ensuite adoptés : la loi relevant l’âge de la retraite et le décret fixant le salaire minimum garanti, des étapes qui ont signalé la préférence de l’administration pour une réforme négociée plutôt que pour des décrets exécutifs abrupts.

« Année après année, notre commission ajoute une brique à un marché du travail plus équitable », a rappelé le président de séance, sa remarque suscitant l’approbation d’une déléguée employeur, qui a crédité l’esprit consultatif d’avoir évité des grèves dans le secteur de la logistique portuaire l’année dernière.

Procédure devant le Parlement

Une fois les amendements de la commission consolidés, le ministère du Travail transmettra le projet au Conseil des ministres pour approbation, un prérequis pour son dépôt au parlement lors de la session ordinaire prévue au premier trimestre 2025, selon des responsables informés du calendrier.

Les députés examineront le texte article par article, et les observateurs anticipent des débats animés mais disciplinés sur les périodes d’essai et les droits syndicaux, des domaines où les fédérations d’entreprises et les confédérations de travailleurs négocient traditionnellement ferme avant de concéder un terrain d’entente.

La communauté des affaires surveille les indicateurs

Des entrepreneurs consultés à Pointe-Noire ont déclaré que la clarté sur les contrats à durée déterminée et les charges sociales influencerait les décisions d’investissement pour 2025, en particulier dans les projets d’agro-transformation et d’énergie renouvelable soutenus par le Plan national de développement, qui vise une croissance du PIB de 6 %.

Numérisation et perspective jeunesse

Des représentants étudiants de l’université Marien-Ngouabi, invités en tant qu’observateurs, ont souligné l’importance des clauses sur les compétences numériques qui encouragent les entreprises à fournir une formation en cours d’emploi, affirmant que combler le déficit de compétences est essentiel pour absorber les 30 000 diplômés entrant sur le marché du travail chaque année.

Une déléguée jeunesse a noté que la formalisation des stages pourrait ouvrir des voies vers un premier emploi, réduisant la dépendance aux petits boulots informels et favorisant la conformité fiscale, une suggestion enregistrée par le secrétariat pour une éventuelle insertion dans la section du projet sur les contrats d’apprentissage.

Un calendrier suivi par les partenaires régionaux

Les investisseurs d’Afrique centrale suivront de près le calendrier de Brazzaville, car plusieurs projets transfrontaliers dépendent de régimes du travail cohérents ; une promulgation rapide pourrait positionner le Congo comme une porte d’entrée pour les projets manufacturiers recherchant la stabilité et une base de compétences compatible avec les normes internationales reconnues en milieu de travail. Des responsables ont laissé entendre que le vote pourrait intervenir avant la Fête du Travail.

More articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Latest article