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jeudi, février 5, 2026

Denis Sassou N’Guesso at the CEMAC Summit: Shaping Central Africa’s Macroeconomic Future

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Brazzaville accueille un sommet économique crucial de la CEMAC

Brazzaville a accueilli un sommet extraordinaire de la CEMAC jeudi 22 janvier 2026, réunissant les six États membres pour examiner la trajectoire économique et financière de la région. La réunion s’est concentrée sur la reconstitution des réserves de change, la consolidation des équilibres macroéconomiques et l’accélération des réformes structurelles.

Tenue sous la présidence du Président Denis Sassou N’Guesso, dans son rôle de président en exercice de la Conférence des Chefs d’État de la CEMAC, cette rencontre a marqué une volonté de renforcer la coordination et d’assurer une exécution plus prévisible des politiques au sein de l’union monétaire.

La volatilité mondiale exerce une pression sur les devises émergentes

Le sommet s’est déroulé dans un contexte international difficile, décrit par les dirigeants comme volatile : marchés financiers changeants, tensions géopolitiques persistantes et taux d’intérêt mondiaux plus élevés. Pour les économies dépendantes des cycles des matières premières et du financement extérieur, ces dynamiques peuvent rapidement se traduire par des pressions sur les devises et les réserves.

Pour la zone CEMAC — Cameroun, République centrafricaine, République du Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad — l’objectif déclaré était double : préserver la stabilité monétaire autour du franc CFA BEAC et protéger une trajectoire de croissance capable de résister aux chocs externes.

Denis Sassou N’Guesso appelle à la discipline et à la mise en œuvre

Depuis le Centre International de Conférences de Kintélé, Denis Sassou N’Guesso a présenté ce moment comme nécessitant une évaluation lucide et une mise en œuvre rigoureuse. Il a souligné que la région doit aller au-delà des déclarations et traiter les décisions convenues comme des engagements opérationnels.

« Ce sommet nous offre l’opportunité de faire un bilan lucide et responsable de l’application des décisions que nous avons prises lors de nos sessions extraordinaires précédentes de 2016, 2021 et 2024 », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que les résultats doivent être mesurables et régulièrement examinés.

Les signaux macroéconomiques s’améliorent, mais les dirigeants soulignent la fragilité

Les chefs d’État ont noté une amélioration graduelle de plusieurs indicateurs clés. La croissance régionale reste positive, soutenue par la reprise de l’activité extractive, l’investissement public et les mesures de normalisation budgétaire adoptées dans plusieurs pays.

L’inflation, après avoir augmenté dans la période post-Covid et face aux chocs mondiaux, est décrite comme étant en baisse, avec une tendance à revenir en dessous du seuil communautaire. Néanmoins, les dirigeants ont souligné que ces gains restent exposés aux incertitudes mondiales et aux risques de mise en œuvre au niveau national.

Denis Sassou N’Guesso a mis en garde contre un sentiment de confiance prématuré : « Nos économies affichent une croissance positive et l’inflation diminue, avec une tendance à revenir en dessous du seuil communautaire. Cependant, ces évolutions restent fragiles et ne doivent pas être compromises par les incertitudes mondiales. »

La surveillance trimestrielle du PREF-CEMAC devient la réforme centrale

Une décision marquante a été la création d’un mécanisme de suivi trimestriel du Programme de Réformes Économiques et Financières de la CEMAC, connu sous le nom de PREF-CEMAC. Les dirigeants ont présenté cette mesure comme une amélioration pratique de la gouvernance communautaire, conçue pour maintenir les réformes dans les délais et les rendre comparables entre les pays.

Dans le cadre de ce plan, le secrétariat technique reçoit un mandat élargi pour examiner les progrès nationaux chaque trimestre, identifier les goulets d’étranglement administratifs, émettre des alertes précoces et préparer des rapports adressés directement aux chefs d’État. L’intention est de réduire la distance entre les décisions et leur exécution.

Les responsables ont caractérisé ce mécanisme comme une rupture avec les cycles de réforme en dents de scie. En institutionnalisant une évaluation fréquente, le sommet visait à renforcer la crédibilité de la région auprès des partenaires multilatéraux et des investisseurs à long terme qui surveillent de près la capacité de mise en œuvre.

Le rapatriement des recettes d’exportation cible les réserves de la BEAC

Les dirigeants se sont également accordés sur un renforcement de l’application des règles de rapatriement des revenus d’exportation, notamment des hydrocarbures, des produits miniers et autres matières premières. L’objectif déclaré est de canaliser davantage de devises à travers le système régional et de renforcer la position de réserve de la BEAC.

Dans le cadre du sommet, cette mesure sert trois objectifs : renforcer les réserves de change, injecter des liquidités dans le système bancaire régional et renforcer la souveraineté financière. Elle a été présentée comme un instrument de stabilité aligné sur les besoins d’un régime de taux de change fixe.

Un plan à quatre piliers lie budgets, transparence, recettes et alimentation

Au-delà des règles de suivi et de rapatriement, les chefs d’État ont validé un plan plus large organisé autour de quatre piliers politiques. Le premier est le renforcement de la discipline budgétaire, avec un recentrage sur les critères de convergence et les programmes soutenus par le FMI le cas échéant.

Le deuxième pilier est la transparence financière, incluant une adoption plus large du Compte Unique du Trésor et une accélération de la numérisation des administrations fiscales et douanières. Les dirigeants ont présenté cela comme un moyen de réduire les fuites et d’accroître la traçabilité des fonds publics.

Le troisième pilier cible la mobilisation des recettes intérieures, en mettant l’accent sur l’amélioration des performances des administrations fiscales et une position plus ferme contre l’évasion fiscale. Le quatrième pilier lie la souveraineté à la résilience alimentaire et économique, en promouvant la substitution aux importations et le développement de chaînes de valeur agricoles régionales.

Message au FMI et aux partenaires : un soutien à la hauteur de l’ambition

Denis Sassou N’Guesso a utilisé son discours pour appeler à un alignement plus étroit entre l’agenda de réformes de la région et le soutien des partenaires. « J’appelle à un engagement et à un soutien plus efficaces de la part des institutions financières internationales et de nos partenaires bilatéraux, en soutien à nos efforts de développement », a-t-il déclaré.

Cet appel, tel que présenté lors du sommet, vise des institutions telles que le FMI, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, ainsi que les investisseurs privés, avec l’idée que la crédibilité des politiques et le soutien extérieur devraient se renforcer mutuellement.

Le moment de Brazzaville : gouvernance, confiance, continuité

La séquence de Brazzaville a renforcé le rôle de la République du Congo en tant que plaque tournante de la diplomatie économique en Afrique centrale. Pour les participants, la valeur du sommet résidait moins dans de nouveaux slogans que dans le changement opérationnel vers un suivi fréquent et des mesures financières exécutoires.

Avec l’élection présidentielle du Congo prévue le 15 mars 2026, le récit du sommet lie la continuité politique à la stabilité macroéconomique. Dans les cercles diplomatiques et financiers, la stabilité est présentée comme une condition préalable à une croissance durable.

La réunion du 22 janvier est positionnée comme un tournant : des intentions à l’exécution, des examens épisodiques à un examen trimestriel. Dans une économie mondiale fragmentée, a soutenu le sommet

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