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mercredi, février 4, 2026

Ngassiki’s Election Sparks Congo Handball Revolution

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Un vote historique couronne Ngassiki

La communauté congolaise de handball a franchi un seuil attendu depuis longtemps le 16 décembre 2025, lorsque la fédération nationale, Fécohand, a officiellement lancé la première ligue professionnelle de handball du pays. Les délégués réunis au Gymnase Nicole Oba de Brazzaville ont élu l’administrateur chevronné André Frédéric Ngassiki en tant que président inaugural.

Sa victoire incontestée, obtenue avec les vingt-cinq bulletins de vote exprimés, ouvre un nouveau chapitre pour un sport qui a remporté des médailles continentales mais a eu du mal à retenir les talents en raison de financements limités et de structures amateurs.

Mandat défini lors du congrès de Brazzaville

S’exprimant après le vote, Ngassiki a remercié les délégués pour leur confiance et a promis une feuille de route pragmatique basée sur la gouvernance, le marketing et les académies de jeunes. « Nous devons agir rapidement mais de manière responsable ; nos athlètes méritent des conditions à la hauteur de leurs ambitions », a-t-il déclaré aux journalistes dans l’enceinte animée de Talangaï.

Le nouveau bureau comprend trois vice-présidents, un secrétaire-trésorier et trois membres supplémentaires, reflétant une structure légère conçue pour accélérer la prise de décision. Les responsables de la Fécohand ont déclaré que cette composition équilibre la représentation régionale et l’expertise technique pour orienter les négociations avec les clubs, les diffuseurs et les futurs partenaires commerciaux.

Le soutien institutionnel renforce la légitimité

La présence du gouvernement au congrès a signalé un soutien de haut niveau. L’envoyée des sports, Anna Moungala, a exhorté au respect des statuts, notant que le professionnalisme doit respecter les contrats de travail et les normes de sécurité. Ses remarques ont été applaudies par les entraîneurs et les anciens internationaux.

Raphaël Bantsimba, représentant le Comité National Olympique, a félicité Ngassiki et a promis un accompagnement technique, observant que la ligue « renforcera l’image du Congo en tant que nation sportive engagée. » Il a recommandé un alignement précoce avec les référentiels de licence des clubs de la Fédération Internationale de Handball pour faciliter la participation aux futures compétitions africaines.

La professionnalisation vue comme un catalyseur économique

Les économistes locaux soutiennent qu’un championnat structuré pourrait insuffler une nouvelle vie au secteur des services de Brazzaville grâce aux ventes de billets, aux produits dérivés et à l’hôtellerie. La consultante sportive Tania Loukaya a estimé un chiffre d’affaires annuel potentiel de 2,5 milliards de francs CFA si la fréquentation moyenne atteint seulement 2 000 supporters sur un calendrier de 20 matches.

L’intérêt des entreprises émerge déjà. L’opérateur de mobile-money Airtel Congo a confirmé des discussions exploratoires pour les droits d’appellation, tandis que la SNPC, publique, a signalé sa volonté de parrainer des cliniques de développement dans les départements producteurs de pétrole du Kouilou et de la Cuvette, selon des notes internes consultées.

Les clubs face à des transitions de financement et de gouvernance

Sept clubs historiques, dont l’Étoile du Congo et le Patronage Sainte-Anne, doivent passer de subventions municipales à des modèles de revenus mixtes avant la saison inaugurale. La Fécohand prévoit des ateliers sur la budgétisation, l’audit et la billetterie numérique pour garantir la conformité avec le cadre de fair-play financier de la nouvelle ligue.

Les présidents de clubs interrogés ont salué le changement mais ont mis en garde contre un retrait soudain des financements publics. « Nous pouvons attirer des sponsors, mais les budgets de base restent fragiles », a déclaré Alain Ibata de l’Inter Club. Il a appelé à une approche progressive qui protège les programmes de jeunes tout en incitant aux investissements privés.

Stratégies de développement et de rétention des talents

Le plan de Ngassiki priorise les académies à Brazzaville, Pointe-Noire et Oyo pour endiguer la migration des joueurs prometteurs vers l’Europe. Le plan comprend des accords de bourses avec des lycées et un partenariat médical avec l’Hôpital Militaire pour fournir une assurance contre les blessures, longtemps absente des circuits amateurs.

L’ancienne capitaine de l’équipe nationale, Mireille Ondongo, désormais entraîneuse des juniors, a applaudi cette initiative. « Les parents hésitent à laisser leurs filles s’entraîner à plein temps car les carrières semblent incertaines. Une ligue professionnelle soutenue par une assurance et des bourses d’études changera ce récit », a-t-elle déclaré après avoir assisté au congrès en tant qu’observatrice.

Perspectives d’infrastructures et de droits médiatiques

Des améliorations immédiates des installations sont prévues pour le complexe sportif Alphonse Massamba-Débat, où les tableaux d’affichage et l’éclairage obsolètes seront remplacés d’ici mars 2026. Le Ministère des Sports a budgété 600 millions de francs CFA pour cette phase, citant la nécessité de répondre aux normes de diffusion télévisée.

Les négociations sur les droits télévisés nationaux progressent avec Télé Congo et la chaîne privée DRTV. Le comité médias de la Fécohand vise à conclure un accord de trois ans incluant la diffusion en direct sur smartphones, une fonctionnalité que les analystes estiment pouvoir élargir l’audience de la ligue parmi la jeunesse urbaine.

Dates clés vers la saison inaugurale

Un groupe de travail intérimaire finalisera le règlement de la compétition d’ici le 30 janvier 2026, après quoi les clubs auront soixante jours pour signer au moins douze joueurs sous contrat professionnel. Des tournois de pré-saison en mars testeront les systèmes d’arbitrage et fourniront aux diffuseurs des images de répétition.

Si les étapes sont respectées, le coup d’envoi inaugural sera donné à Brazzaville le 24 mai 2026, coïncidant avec les célébrations de la Journée Nationale Olympique. Les organisateurs espèrent que le symbolisme renforce le rôle du sport dans la cohésion nationale et constitue un point de ralliement pour les supporters à travers les Douze Départements.

Implications régionales au sein de la CEMAC

La dynamique de professionnalisation résonne au-delà des frontières nationales. Les responsables de la ligue camerounaise ont contacté la Fécohand pour explorer des matchs amicaux transfrontaliers, tandis que les clubs gabonais envisagent une possible participation à une Super Coupe de la CEMAC une fois l’harmonisation réglementaire réalisée, selon une correspondance partagée par l’Union Centrafricaine de Handball.

L’économiste Jean-Claude Okemba soutient qu’un circuit de handball intégré pourrait stimuler les transports et le tourisme régionaux. « Les couloirs sportifs sont des couloirs commerciaux », a-t-il noté, soulignant que les liaisons aériennes de Brazzaville donnent au Congo un avantage logistique pour organiser des événements multi-nations et attirer le parrainage de marques panafricaines.

La Fécohand envisage un week-end des All-Star itinérant qui mettrait en valeur les plus grands talents de la région et inclurait des cliniques d’entraînement pour les jeunes des zones reculées. De telles initiatives, estiment les responsables, pourraient solidifier le rôle de leadership du Congo dans la diplomatie sportive de la CEMAC et générer des revenus de diffusion supplémentaires.

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