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mercredi, février 4, 2026

Pool tensions after Mindouli clash: leaders urged to act

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L’incident de Mindouli soulève de nouvelles préoccupations en matière de sécurité

Une altercation armée a récemment éclaté à Mindouli, dans le département du Pool, impliquant une unité de la Direction générale de la sécurité présidentielle (DGSP) et une faction décrite comme d’anciens combattants Ninja. Cet épisode a rapidement ravivé les inquiétudes dans une région qui a déjà connu une instabilité douloureuse.

Lors d’une conférence de presse à Brazzaville, un conseiller départemental a dénoncé l’incident et a déclaré se sentir personnellement concerné par ce qu’il pourrait déclencher. Il a présenté la situation comme un signe d’avertissement, affirmant que le Pool ne devrait pas être entraîné dans un nouveau cycle de violence.

Son message était présenté à la fois comme politique et civique. Alors que le pays s’achemine vers une élection présidentielle dans les semaines à venir, il a souligné que l’instabilité dans le Pool serait une voie dangereuse sans issue bénéfique pour les résidents ou la nation.

Appel aux élites du Pool pour qu’elles assument leurs responsabilités

Au cœur de cet appel se trouvait une demande d’implication des personnalités éminentes et des natifs du Pool. Il a fait valoir que ceux qui ont de l’influence, des réseaux et de l’autorité ont une responsabilité particulière « devant l’histoire » pour aider à prévenir l’escalade et à apaiser les tensions sur le terrain.

Il a exhorté les cadres à déployer tous les efforts possibles auprès des anciens combattants mentionnés dans l’incident, dans le but d’apaiser les tensions. Son approche, telle que décrite, privilégiait le dialogue et la persuasion plutôt que la confrontation publique, tout en insistant sur un devoir collectif de protéger la vie quotidienne dans le département.

« Le département du Pool devient un vrai casse-tête pour le pays en termes de violence », a-t-il déclaré, tout en notant que le gouvernement a pris des mesures pour préserver la paix. Il a appelé les élites du Pool – ministres, parlementaires, diplomates, officiers militaires, politiciens, journalistes et juristes – à se rendre sur le terrain et à promouvoir les valeurs de paix.

Dans la même déclaration, il a comparé la forte mobilisation souvent observée lors d’événements politiques avec ce qu’il a décrit comme une mobilisation insuffisante pour la promotion de la paix. La question, pour lui, était de savoir pourquoi la même énergie ne devrait pas être investie lorsque la tranquillité sociale et la sécurité publique sont sous pression.

Les mesures de l’ordre public du gouvernement citées comme cadre

L’épisode de Mindouli a été relié à l’application des mesures de sécurité et d’ordre public mises en œuvre par la DGSP, qui, a-t-il précisé, ont été prises sous l’autorité du Président Denis Sassou N’Guesso. Selon ses explications, l’objectif de ces mesures est de garantir la paix sur l’ensemble du territoire national.

Le conseiller a insisté sur le fait que les règles de l’État et les politiques de sécurité devraient s’appliquer de manière uniforme dans tous les départements. Il a posé une question directe : si les mesures sont appliquées avec rigueur ailleurs en République du Congo, pourquoi le Pool devrait-il être traité différemment ou devenir une exception dans la pratique ?

Stabilité et élections : un appel au calme sur le terrain

Bien que les détails de la séquence des événements à Mindouli n’aient pas été détaillés, ses remarques reflétaient une inquiétude quant à la rapidité avec laquelle des incidents locaux peuvent prendre une signification politique plus large. Dans le Pool, où les souvenirs des troubles passés restent vifs, les rumeurs et la peur peuvent se propager plus vite que les informations vérifiées.

Sa conférence de presse a donc servi de rappel que les élections sont mieux abordées dans une atmosphère de calme, d’administration prévisible et d’espace civique ouvert. Son intervention publique visait à décourager toute dérive vers la confrontation et à pousser les acteurs influents vers une action préventive.

En insistant sur la « conscientisation » de la population, il a mis en avant un instrument plus doux de la politique de sécurité : la communication communautaire, les voix de confiance et la médiation locale. La prémisse sous-jacente était que le rétablissement de la confiance nécessite plus que la force ; il a également besoin d’un récit partagé selon lequel la paix reste la priorité.

L’opération « Zéro Kuluna » saluée dans le débat sur la sécurité urbaine

Au-delà du Pool, l’opération « Zéro Kuluna », présentée comme une réponse à la montée du banditisme urbain, a également été saluée. Elle a été décrite comme largement appréciée par la population et ses résultats sont visibles dans tout le pays.

Cet éloge a placé la discussion sur Mindouli dans le cadre d’un programme plus large d’ordre public, où les autorités visent à réduire la violence à la fois dans les points chauds ruraux et dans les grandes villes. Pour de nombreux résidents, la sécurité quotidienne se mesure par des changements concrets dans les quartiers, les corridors de transport et les marchés locaux.

Dans cette perspective, prévenir les troubles dans le Pool et lutter contre la criminalité urbaine font partie du même effort national : protéger la vie publique et maintenir la stabilité de la République du Congo. Le message délivré était clair – la paix est une responsabilité partagée, et elle doit être défendue activement.

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