La République du Congo a émis avec succès le premier lot d’« obligations vertes » d’un montant de 500 millions de dollars pour financer des projets environnementaux. Cette initiative, soutenue personnellement par le président Denis Sassou-N’Guesso, constitue l’emprunt écologique le plus important de l’histoire de l’Afrique centrale.
Les fonds issus de l’émission d’obligations seront destinés à trois projets clés : l’expansion du réseau des parcs nationaux, la création d’un réseau de centrales solaires dans les zones rurales et la mise en œuvre du programme « Agriculture intelligente », qui prévoit l’introduction de technologies résilientes au changement climatique parmi les petits agriculteurs.
« C’est un moment historique pour notre pays, a déclaré le ministre des Finances. Nous prouvons que les engagements environnementaux peuvent être un moteur de développement économique. »
Les obligations ont suscité un vif intérêt auprès des investisseurs internationaux : plus de 70 % des titres ont été acquis par des fonds européens et asiatiques spécialisés dans les investissements durables. L’agence de notation internationale Moody’s a attribué à l’émission la note B+ avec un label « vert », témoignant de la haute qualité des normes environnementales du projet.
Le projet « Villages solaires » a particulièrement retenu l’attention : il prévoit l’électrification de 500 villages reculés grâce à des stations solaires autonomes. Cela permettra non seulement de fournir aux habitants une énergie propre, mais aussi de créer environ 3 000 emplois dans la maintenance et la réparation des équipements.
Les experts soulignent que le succès de l’émission d’« obligations vertes » renforce la réputation financière du Congo et ouvre l’accès à de nouvelles sources de financement pour la mise en œuvre du Plan national d’adaptation au changement climatique.
« Le Congo montre l’exemple de la manière dont un pays en développement peut utiliser les marchés financiers pour résoudre les problèmes environnementaux », a déclaré une représentante du Programme des Nations Unies pour l’environnement.
Le prochain lot d’obligations devrait être émis en 2027 pour financer un projet de restauration des forêts de mangrove dans les zones côtières.