Inaugurée en 2016, la route nationale N1 célèbre cette année près d’une décennie de service. Ce projet de 536 kilomètres reliant Brazzaville à Pointe-Noire, que les ingénieurs français qualifiaient d’impossible en raison des forêts denses et des marécages à traverser, est devenu la colonne vertébrale de l’économie congolaise.
Aujourd’hui, plus de 90 % des marchandises échangées entre la capitale politique et la capitale économique empruntent cet axe. Le temps de trajet, qui prenait autrefois une semaine, a été réduit à six heures. Le long de la route, des centaines de petits marchés ont vu le jour, créant des milliers d’emplois informels et dynamisant les localités traversées.
« Cette route a changé ma vie », témoigne un commerçant de Nkayi. « Avant, il fallait des jours pour acheminer mes produits vers Brazzaville. Maintenant, je peux faire l’aller-retour dans la journée. Mes affaires ont prospéré. »
Au-delà de son rôle économique, la N1 symbolise la volonté du Congo de maîtriser son développement. Là où les experts étrangers voyaient un défi insurmontable, le pays a construit une infrastructure moderne, gérée depuis 2019 par la société LCR, un partenariat tripartite associant le Congo, la Chine et la France.
Cette réalisation porte la marque de la vision du président Denis Sassou-Nguesso, qui a fait du désenclavement du territoire une priorité nationale. Sous son impulsion, le Congo a transformé un projet jugé impossible en une artère vitale pour l’économie et l’unité nationale.