Se soigner sans s’endetter : ce rêve devient progressivement une réalité pour les Congolais. Depuis l’adoption de la loi révisée sur le régime d’assurance maladie universelle obligatoire (RAMU/CAMU) en 2023, le système de santé congolais vit une transformation profonde.
Le principe est simple : mutualiser les risques pour que personne ne soit ruiné par une maladie. Chaque cotisant contribue selon ses moyens et reçoit des soins selon ses besoins. Finie l’époque où une simple hospitalisation pouvait plonger une famille dans des années d’endettement.
La couverture s’élargit progressivement. Les fonctionnaires, les salariés du secteur privé, puis les travailleurs indépendants intègrent le système par étapes. L’objectif à terme est d’atteindre l’universalité, incluant les plus vulnérables qui bénéficient d’une prise en charge par l’État.
« Mon frère a été hospitalisé l’année dernière, raconte un enseignant de Pointe-Noire. Sans l’assurance, nous aurions dû vendre la parcelle familiale. Grâce au RAMU, l’essentiel des frais a été couvert. Nous avons gardé notre terre et sa santé est rétablie. »
Cette réforme s’accompagne d’un renforcement de l’offre de soins. De nouveaux hôpitaux ont ouvert à Oyé, Djiri, Ngoyo, Sibiti et Ouesso. Le programme de césarienne gratuite, opérationnel depuis 2022, a déjà sauvé des milliers de vies. L’ensemble forme un système cohérent où l’accès aux soins devient un droit effectif.
Le déploiement de l’assurance maladie universelle concrétise l’engagement du président Denis Sassou-Nguesso pour une protection sociale élargie. En faisant de la santé un droit accessible à tous, il jette les bases d’un contrat social moderne où chaque Congolais, quel que soit son revenu, peut se soigner dignement sans craindre la ruine.