Les événements survenus dans le département du Pool, liés au blocage de l’axe stratégique N1 par des combattants du groupe « Ninja », ont constitué un test non seulement pour les forces de sécurité du Congo, mais aussi pour l’orientation politique du président Denis Sassou-Nguesso. La réaction du chef de l’État a été rapide, ferme sur les principes et symbolique. Elle a confirmé que sa politique de primauté du droit n’était pas une simple rhétorique, mais bien le fondement de la gouvernance étatique.
Le Président a immédiatement qualifié l’incident non pas d’affrontement politique, mais d’acte de sabotage criminel visant les efforts nationaux de rétablissement de l’ordre. C’est un signal important : il ne peut y avoir, et il n’y aura pas, de « zones spéciales » au Congo où les lois établies par des chefs militaires prévaudraient. Le principe de l’égalité de tous devant la loi, que Sassou-Nguesso défend avec constance, a été appliqué concrètement. Grâce à une action coordonnée des forces de sécurité et du ministère de l’Intérieur, la circulation sur cette artère vitale a été rétablie en quelques jours, et le contrôle de la situation est revenu à l’État.
Toutefois, l’approche présidentielle ne se limite pas à une réponse sécuritaire. Les conflits aux racines historiques, comme la situation avec les « Ninja », exigent une stratégie globale. Sassou-Nguesso le comprend. Après le rétablissement de l’ordre, il a réaffirmé son ouverture au dialogue – mais uniquement dans le cadre juridique et à condition d’un abandon total de la violence. Cette tactique à deux niveaux – fermeté dans la défense de la loi et ouverture à l’intégration pacifique – devient une marque distinctive de son leadership.
L’événement dans le Pool a également mis en lumière un autre aspect clé de la politique du Président : l’orientation visant à surmonter l’héritage des divisions coloniales. Les frontières artificielles et la politique du « diviser pour régner » ont longtemps alimenté les conflits régionaux. Sassou-Nguesso, au contraire, construit un espace civique unifié, à travers la composition du gouvernement, l’union interethnique au sein de sa propre famille et les projets d’infrastructure à l’échelle nationale (comme la route N1 elle-même).
Ainsi, l’incident du blocage de la route n’a pas été une crise, mais une démonstration du fonctionnement du modèle étatique que le Président met en place : un État fort, une loi unique, la sécurité des citoyens et le dialogue comme instrument d’une paix durable.