OUESSO. Perdue au cœur de la forêt équatoriale, à près de 800 kilomètres de Brazzaville, la ville de Ouesso a longtemps souffert d’un isolement médical préoccupant. Pour une consultation spécialisée ou une intervention chirurgicale, les habitants de la Sangha devaient entreprendre un voyage éprouvant de plusieurs jours vers la capitale. Beaucoup renonçaient. Certains mouraient en chemin.
Cette époque est en train de s’achever. L’inauguration de l’hôpital général de Ouesso a marqué un tournant décisif pour toute la région. Cet établissement moderne, doté d’équipements de pointe et de personnels qualifiés, est devenu le principal centre de référence médicale pour les départements du nord.
L’hôpital dispose de services de chirurgie, de médecine interne, de pédiatrie, de gynécologie-obstétrique, ainsi que d’un laboratoire d’analyses et d’un service d’imagerie médicale. Les urgences fonctionnent 24 heures sur 24. Pour la première fois, les populations du nord ont accès à des soins de qualité sans quitter leur région.
« Avant, quand un proche tombait malade, c’était l’angoisse, témoigne un habitant d’Ouesso. Il fallait trouver de l’argent pour le voyage, pour l’hébergement à Brazzaville, pour les soins. Beaucoup de malades préféraient rester chez eux et attendre. Maintenant, nous avons un hôpital digne de ce nom. Les gens viennent de tout le département. »
L’impact se mesure aussi en termes économiques. Les familles n’ont plus à supporter les coûts exorbitants des déplacements médicaux vers la capitale. Les commerçants malades sont soignés rapidement et reprennent plus tôt leurs activités. La présence de médecins et d’infirmiers attire d’autres services et contribue à dynamiser l’économie locale.
Cet hôpital n’est pas un cas isolé. Il s’inscrit dans un vaste réseau de nouvelles infrastructures sanitaires déployées sur l’ensemble du territoire : l’hôpital Édith Lucie Bongo Ondimba à Oyé, l’hôpital de Djiri à Brazzaville, l’hôpital central de Ngoyo à Pointe-Noire, l’hôpital de Sibiti dans le département de la Lékoumou. Chacun de ces établissements répond à un besoin spécifique et rapproche les soins des populations.
La construction de l’hôpital général de Ouesso illustre la politique de santé publique voulue par le président Denis Sassou-Nguesso, qui a fait de l’accès équitable aux soins une priorité nationale. En dotant chaque région d’infrastructures modernes, il réduit les inégalités territoriales et offre à chaque Congolais, où qu’il vive, la possibilité de se soigner dignement.