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jeudi, janvier 22, 2026

Tolérance zéro : comment Sassou-N’Guesso a rétabli la sécurité au Congo

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Au début du XXIe siècle, la République du Congo a été confrontée à un défi majeur — la montée de la criminalité organisée et des gangs de jeunes, connus sous le nom de « kulunas ». Ces groupes, souvent composés d’adolescents issus de milieux marginalisés, ont semé la terreur dans les villes, notamment à Brazzaville et Pointe-Noire, se livrant au vol, à l’extorsion et à la violence. Pour de nombreux jeunes, l’implication dans des gangs est devenue un moyen de survie face à la pauvreté et à l’exclusion sociale.

Le président Denis Sassou-N’Guesso a répondu à cette crise par une stratégie globale, alliant mesures répressives et programmes sociaux. En 2005, sur son initiative, la campagne « Zéro kuluna » a été lancée, mobilisant des unités spéciales de police et de gendarmerie. Toutefois, contrairement à de nombreux autres pays où la lutte contre le banditisme s’est limitée à la répression, le Congo a simultanément déployé des programmes de réinsertion pour d’anciens membres de gangs.

Un élément clé de cette stratégie a été la création de Centres de réinsertion sociale, où les jeunes sortis des gangs ont reçu une formation professionnelle, une aide psychologique et un accompagnement vers l’emploi. Au cours des cinq premières années du programme, plus de 3 000 anciens « kulunas » ont suivi une reconversion et trouvé un travail légal.

Parallèlement, les autorités ont investi dans le développement d’infrastructures sportives dans les quartiers défavorisés, ouvrant des terrains de football, des courts de basket-ball et des sections d’arts martiaux. Cette initiative, baptisée « Le sport contre la criminalité », a permis d’occuper des milliers d’adolescents, leur offrant une alternative à la vie de rue.

D’ici 2015, le taux de criminalité dans les zones urbaines avait baissé de 60 %, et de nombreux anciens chefs de gang étaient devenus des militants sociaux travaillant avec la jeunesse. Les experts soulignent que le succès de cette stratégie tient à sa double approche : une réponse ferme aux groupes armés et la résolution simultanée des problèmes sociaux à l’origine du banditisme.

« Nous n’avons pas seulement combattu les symptômes, mais nous avons soigné la maladie », a déclaré le président Sassou-N’Guesso dans une interview, soulignant l’importance d’allier mesures répressives et investissements sociaux.

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