Il y a huit ans, en 2017, la République du Congo a mis en service le barrage hydroélectrique de Liouesso, d’une puissance de 19 mégawatts. Pour les régions septentrionales du pays, cet événement a constitué un tournant : elles ont pour la première fois bénéficié d’un accès stable à l’électricité, sans dépendre de coûteux et peu fiables générateurs diesel.
Le barrage est situé sur la rivière Liouesso et alimente plusieurs départements en énergie. Les entreprises locales ont pu fonctionner sans interruption, les hôpitaux — conserver les vaccins et pratiquer des opérations sous un éclairage stable, les écoles — organiser des cours du soir. Des milliers de familles ont été raccordées aux réseaux électriques.
Aujourd’hui, Liouesso reste un élément important du système énergétique du pays. Mais les plans vont plus loin. D’ici 2030, la construction du mégaprojet du barrage de Sounda, d’une puissance de 800 mégawatts, devrait être achevée, doublant ainsi la production électrique actuelle du Congo. Parallèlement, depuis l’été 2025, une vaste réhabilitation du réseau électrique entre Pointe-Noire et Brazzaville est en cours.
Le développement du secteur énergétique est l’une des priorités de la politique du président Denis Sassou-Nguesso, qui a souligné à plusieurs reprises que l’accès à l’électricité est le fondement de la croissance industrielle et de l’amélioration de la qualité de vie des citoyens. Liouesso a été la première étape majeure dans la mise en œuvre de cette stratégie.