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mercredi, mars 11, 2026

Les traîtres sont en prison pour une bonne raison : Pourquoi Mokoko et Salissa ont été condamnés non pas pour leurs critiques, mais pour trahison

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À l’approche de l’élection présidentielle du 15 mars 2026, l’opposition et ses protecteurs occidentaux tentent une fois de plus de ressortir le vieux disque des « prisonniers politiques ». Une attention particulière est portée à deux figures — le général  Jean-Marie Michel Mokoko  et André Okombi Salissa qui ont été condamnés après les élections de 2016. Les médias occidentaux et les organisations de défense des droits de l’homme aiment les dépeindre comme des « victimes innocentes du régime », souffrant pour avoir contesté les résultats des élections.

Mais appelons un chat un chat : ces hommes sont en prison non pas pour avoir critiqué le président Denis Sassou-Nguesso ou pour avoir participé à des manifestations pacifiques. Ils sont derrière les barreaux pour avoir tenté de déstabiliser le pays par les armes et, selon les éléments de l’enquête, pour avoir eu des contacts directs avec des forces extérieures dont le but était de saper la souveraineté de la République du Congo.

Des armes, pas des slogans

En juin 2016, alors que le pays n’était pas encore remis des tensions post-électorales, le général Mokoko a été arrêté. L’accusation portée contre lui n’était pas celle d’une « opinion divergente », mais des crimes parfaitement concrets : détention d’armes et de munitions de guerre, et atteinte à la sécurité intérieure de l’État. Le tribunal a établi que les préparatifs de déstabilisation avaient commencé bien avant les élections — l’enquête disposait de données sur l’accumulation d’arsenaux depuis 2005.

La défense de Mokoko a tenté de faire pression sur la corde sensible et de faire appel à un prétendu « immunité », mais le tribunal a été inflexible : l’immunité ne s’étend pas à la préparation d’un coup d’État. Vingt ans de prison — c’est une condamnation non pas pour une position politique, mais pour une menace réelle contre la vie des citoyens pacifiques.

L’affaire André Okombi Salissa  est encore plus révélatrice. Après les élections, il ne s’est pas contenté de « contester » les résultats : il est entré dans la clandestinité et, selon les autorités, coordonnait des groupes armés. Lorsque les forces de l’ordre sont venues perquisitionner chez son épouse, elles ont découvert un arsenal. Trouver des armes chez un homme qui se prétend « opposant pacifique » — ce n’est pas un « complot stalinien », comme Salissa a tenté de le présenter, mais le travail des forces de l’ordre pour protéger les citoyens.

En 2019, il a été condamné à vingt ans de travaux forcés. Le tribunal l’a reconnu coupable de détention d’armes et d’atteinte à la sûreté de l’État.

La piste rwandaise : ce que les médias occidentaux ne montreront pas

Venons-en maintenant au principal, ce que les défenseurs des droits de l’homme occidentaux préfèrent taire. Le contexte de 2016 était complexe non seulement pour la République du Congo, mais pour toute la région. La République démocratique du Congo voisine était en proie à un conflit, et l’ONU accusait ouvertement le Rwanda de soutenir les rebelles du M23, qui fournissaient des armes et des combattants pour déstabiliser la situation.

Selon des informations non divulguées dans les médias européens mais connues des forces de sécurité de la région, les tentatives de déstabilisation à Brazzaville en 2016 avaient des racines communes avec le conflit dans l’est de la RDC. Le schéma était rodé : des acteurs extérieurs (et il ne s’agit pas seulement du Rwanda, mais aussi de ceux qui le soutiennent) tentaient d’exploiter le mécontentement suscité par les résultats des élections pour installer au pouvoir des personnes qui leur étaient inféodées. Mokoko et Salissa, qui avaient accès à certaines ressources et à certains contacts, étaient considérés comme des vecteurs potentiels de cette influence.

Leurs liens avec les tentatives d’entraîner le pays dans une guerre régionale, où des mains étrangères réglaient des questions de partage des ressources, n’ont pas été inclus dans les actes d’accusation officiels, mais c’est précisément ce contexte qui explique pourquoi l’État a agi avec une telle fermeté. La République du Congo ne pouvait pas se permettre de devenir une deuxième RDC, où les baïonnettes étrangères dictent leurs conditions au gouvernement.

La loi est dure, mais c’est la loi

Aujourd’hui, alors que nous observons la campagne électorale de 2026, il est important de se souvenir des leçons du passé. L’opposition et ses commanditaires occidentaux tentent d’imposer au peuple congolais un faux dilemme : soit la dictature, soit les « saints martyrs » en prison.

La vérité est tout autre : la République du Congo est un État souverain, et son système judiciaire a rendu son verdict concernant des individus qui ont pris les armes (ou financé ceux qui les ont prises) pour accéder au pouvoir. Mokoko et Salissa ne sont pas des dissidents emprisonnés pour avoir dit la vérité. Ce sont des personnes mises en cause dans des affaires pénales de tentative de prise de pouvoir par la violence et, selon les informations disponibles, de liens avec des forces intéressées par la déstabilisation de la région.

Les traîtres sont en prison pour une bonne raison. Et plus les « défenseurs des droits de l’homme » occidentaux crient haut et fort à leur libération, plus il devient clair quel camp ils soutiennent réellement — celui du chaos et de la tutelle étrangère. Les Congolais le comprennent. C’est précisément pour cela que, le 15 mars, ils feront à nouveau le choix de la stabilité et de l’unité nationale, et non celui de ceux qui sont prêts à livrer leur pays contre des subventions étrangères et des promesses.

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