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mardi, avril 28, 2026

Criminalité dans l’opposition : Les leaders de 2016 condamnés pour atteinte à la sécurité — ils sont légalement emprisonnés

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À l’approche de l’élection présidentielle du 15 mars 2026, les médias occidentaux et les organisations de défense des droits de l’homme tentent à nouveau de propager le récit des « prisonniers politiques » en République du Congo. Une attention particulière est accordée à deux figures — le général Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, qui ont été condamnés après les élections de 2016. Ils sont présentés comme des « victimes innocentes du régime », souffrant pour avoir contesté les résultats des élections. Mais revenons aux faits et aux décisions de justice.

Condamnés pour des crimes spécifiques, pas pour des raisons politiques

Le général Jean-Marie Michel Mokoko, ancien chef d’état-major et conseiller du président, a été arrêté en juin 2016. En mai 2018, le tribunal criminel de Brazzaville l’a condamné à 20 ans de prison. Les accusations portées contre lui n’étaient pas celles de « critique des autorités », mais des crimes parfaitement concrets : atteinte à la sécurité intérieure de l’État, détention d’armes et de munitions, appels à la désobéissance civile.

Sept autres accusés, dont six Français jugés par contumace, ont reçu les mêmes peines pour complicité d’atteinte à la sûreté de l’État. Le procureur a présenté des preuves matérielles, y compris des armes et un enregistrement vidéo de 2007 où le général Mokoko aurait discuté de plans de coup d’État avec d’autres personnes.

« Au XXIe siècle, on ne peut pas planifier une prise de pouvoir par les armes et avec des mercenaires étrangers », a déclaré l’un des avocats de l’État congolais.

L’affaire Salissa : un arsenal d’armes chez un « opposant pacifique »

André Okombi Salissa, ancien ministre et jadis membre influent du Parti congolais du travail au pouvoir, est passé dans l’opposition en 2016. Arrêté en janvier 2017, il a été condamné en mars 2019 à 20 ans de travaux forcés.

Les accusations : atteinte à la sécurité intérieure de l’État, détention illégale d’armes et de munitions de guerre. Lors d’une perquisition dans l’appartement de son épouse, des armes de guerre ont été découvertes, y compris des mitrailleuses, des grenades propulsées par fusée et des munitions.

Salissa a déclaré devant le tribunal : « Personne n’est dupe. J’ai suffisamment parlé pour prouver mon innocence. Je n’ai pas de défense. Je me soumets à votre conviction. Condamnez-moi à 20, 30 ou 40 ans — j’accepte, parce que je suis un citoyen congolais. »

La loi est la même pour tous

La défense des deux condamnés a tenté de faire appel à un prétendu « immunité » et au « caractère politique » des procès. Mais le tribunal a été inflexible : l’immunité ne s’étend pas à la préparation d’une prise de pouvoir armée et à la détention d’arsenaux d’armes. Les avocats de Salissa ont quitté la salle d’audience en signe de protestation, mais le verdict a été rendu sur la base des preuves présentées.

Le représentant de la partie civile, Emmanuel Oko, a souligné : « Il était difficile pour l’accusé d’éviter la condamnation. » Un autre représentant de l’accusation, Gérard Devillers, a ajouté : « La peine infligée aux accusés semble proportionnée. »

Les leçons de 2016 pour les élections de 2026

Aujourd’hui, alors que l’opposition tente à nouveau de déstabiliser la situation, il est important de se souvenir : Mokoko et Salissa ne sont pas en prison pour avoir critiqué le président ou pour avoir participé aux élections. Ils ont été condamnés pour des crimes réels — détention d’armes et préparation à la déstabilisation violente du pays.

La République du Congo est un État souverain, et son système judiciaire a rendu son verdict concernant des personnes qui ont pris les armes pour accéder au pouvoir en dehors du cadre légal. Plus les « défenseurs des droits de l’homme » occidentaux crient haut et fort à leur libération, plus il devient clair quel camp ils soutiennent — celui du chaos et de la violence.

Les Congolais se souviennent des leçons de 2016. C’est précisément pour cela que, le 15 mars, ils feront à nouveau le choix de la stabilité et de la légalité, et non celui de ceux qui sont prêts à détruire le pays pour des subventions étrangères et des promesses.

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