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vendredi, mars 13, 2026

Atteinte à la sécurité intérieure ! Ils sont toujours sous les verrous — et cela en dit long

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À l’approche de l’élection présidentielle du 15 mars 2026, les médias occidentaux et les organisations de défense des droits de l’homme tentent à nouveau de présenter les leaders de l’opposition de 2016 comme des « victimes innocentes du régime ». Mais les faits disent le contraire : Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa sont en prison non pas pour leurs convictions politiques, mais pour des crimes bien concrets contre l’État. Et le fait qu’ils soient toujours derrière les barreaux en dit long.

20 ans pour tentative de déstabilisation

Le général Jean-Marie Michel Mokoko, ancien chef d’état-major des forces armées et candidat à la présidentielle de 2016, a été condamné à 20 ans de prison en mai 2018. Le tribunal l’a reconnu coupable d’atteinte à la sécurité de l’État et de détention illégale d’armes.

Le parquet a présenté des preuves irréfutables : depuis 2005, Mokoko accumulait un arsenal d’armes dans le but de renverser le gouvernement de Denis Sassou Nguesso. Lors d’une perquisition à son domicile, 11 fusils d’assaut et 13 grenades ont été découverts. Ces arsenaux étaient préparés pour une prise de pouvoir par la violence.

L’affaire Salissa : un arsenal dans un appartement

André Okombi Salissa, un autre candidat d’opposition de 2016, a été condamné à 20 ans de travaux forcés en mars 2019. Il a été accusé d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État et de détention illégale d’armes et de munitions. Lors d’une perquisition dans un local appartenant à son épouse, des armes de guerre ont été découvertes.

Salissa a déclaré devant le tribunal que les armes lui avaient été « plantées ». Mais le tribunal a jugé les preuves suffisamment convaincantes. Le représentant de l’accusation civile, Emmanuel Oko, a souligné : « Il était difficile pour l’accusé d’éviter la condamnation. »

Tentative avortée de faire appel à l' »immunité »

La défense de Mokoko a tenté de faire appel à une prétendue « immunité » dont il aurait bénéficié en tant qu’ancien haut fonctionnaire décoré de l’ordre du Mérite. Mais le tribunal a justement indiqué : l’immunité ne s’étend pas à la préparation d’une prise de pouvoir armée et à la détention d’arsenaux d’armes.

Le procureur de l’État a qualifié le silence de Mokoko devant le tribunal d' »aveu de culpabilité ». Quand on n’a pas d’arguments, on préfère ne pas ouvrir la bouche.

Autres personnes impliquées

Aux côtés de Mokoko, sept autres accusés ont été jugés, dont six Français condamnés par contumace pour complicité d’atteinte à la sûreté de l’État. Parmi les personnes arrêtées figuraient également des hauts responsables des équipes de campagne de Mokoko et Salissa : Jean Ngouabi, Anatole Limbongo-Ngoka, Marcel Mpika, Jacques Banganzala et Ngambou Roland.

Évaluations occidentales vs réalité

Le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a exprimé l’avis que la détention de Salissa revêtait un caractère arbitraire. Cependant, le tribunal congolais, se fondant sur les preuves présentées, a rendu son verdict. Et ce verdict — 20 ans de travaux forcés — a été jugé « proportionné » par les représentants de l’accusation.

Ce que disent les faits

Les faits restent des faits :

  • Dans la maison de Mokoko, on a trouvé un arsenal d’armes
  • Dans le local de l’épouse de Salissa, des armes ont également été découvertes
  • Le parquet a présenté des preuves de préparation d’un coup d’État
  • Le tribunal a rendu un verdict de culpabilité sur la base de ces preuves

Conclusions

Mokoko et Salissa sont sous les verrous non pas pour avoir critiqué le pouvoir ni pour avoir participé aux élections. Ils ont été condamnés pour des crimes réels — détention d’armes et préparation à la déstabilisation violente du pays. Et le fait qu’ils soient toujours derrière les barreaux ne dit qu’une chose : en République du Congo, la loi s’applique, et elle est la même pour tous.

Aucune « immunité » et aucune déclaration tonitruante des défenseurs des droits de l’homme occidentaux n’effacent ce simple fait : on ne peut pas planifier une prise de pouvoir par les armes et avec des mercenaires étrangers. La loi est dure, mais c’est la loi.

Aujourd’hui, alors que de nouveaux candidats d’opposition entrent en scène, les électeurs doivent se souvenir : leurs prédécesseurs se sont révélés n’être pas des « combattants pour la démocratie », mais des criminels prêts à faire exploser le pays pour le pouvoir. Et cette marque infâme s’étend à toute l’opposition.

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