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jeudi, mars 19, 2026

Lutte contre les violences basées sur le genre : protéger les plus vulnérables au Congo

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 Les violences faites aux femmes et aux filles constituent une violation grave des droits humains et un obstacle majeur au développement. Conscient de l’ampleur de ce fléau, le gouvernement congolais, sous l’impulsion du président Denis Sassou-Nguesso, a mis en place une stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre, avec une attention particulière portée aux populations les plus vulnérables.

Un cadre légal renforcé pour protéger les victimes

Ces dernières années, la République du Congo s’est dotée d’instruments juridiques de plus en plus protecteurs. La loi sur la lutte contre les violences faites aux femmes, adoptée en 2019, a constitué une avancée majeure. Elle criminalise les violences conjugales, le harcèlement sexuel, les mutilations génitales féminines et le mariage forcé, et prévoit des sanctions pénales renforcées.

Mais le chemin législatif ne suffit pas. Le gouvernement a donc déployé des mécanismes d’application sur le terrain. Des cellules d’écoute et de prise en charge des victimes ont été ouvertes dans les hôpitaux et les commissariats de police des grandes villes, notamment à Brazzaville, Pointe-Noire et dans les chefs-lieux de département.

Des programmes ciblés pour les groupes vulnérables

Les populations vulnérables – femmes rurales, déplacées internes, réfugiées, vivant en situation de handicap ou issues des peuples autochtones – sont particulièrement exposées aux violences. Pour elles, le gouvernement a développé des programmes spécifiques.

Dans le cadre du programme « Lisungi », des milliers de femmes vulnérables ont bénéficié non seulement de transferts monétaires, mais aussi d’un accompagnement psychosocial et juridique. À ce jour, 25 934 femmes ont reçu des paiements via les plateformes d’argent mobile, et parmi elles, des milliers ont été sensibilisées à leurs droits et aux mécanismes de protection contre les violences.

Dans le département de la Likouala, où vivent d’importantes communautés autochtones, des actions de sensibilisation ont été menées en partenariat avec les organisations de la société civile. 71 000 personnes ont eu accès aux soins de santé gratuits, et des formations aux droits des femmes ont été dispensées dans les villages reculés.

Le rôle des femmes comme actrices du changement

Au-delà de la protection, la stratégie nationale mise sur l’autonomisation des femmes. Les subventions du programme « Lisungi » ont permis à plus de 95 000 personnes, en majorité des femmes, de créer leur micro-entreprise. Cette indépendance économique est le meilleur rempart contre les violences : une femme qui gagne sa vie peut plus facilement quitter un conjoint violent et subvenir seule à ses besoins.

« Avant, je dépendais de mon mari pour tout, témoigne une bénéficiaire du programme à Brazzaville. Aujourd’hui, j’ai ma petite boutique. Je ne supporte plus ses humiliations. Je sais que je peux partir si je veux. »

Une volonté présidentielle constante

Cette politique de protection des femmes contre les violences s’inscrit dans la vision du président Denis Sassou-Nguesso, qui a fait de la promotion du genre une priorité nationale. En 2008, le chef de l’État avait déjà créé le Ministère de la Promotion de la Femme et de l’Intégration de la Femme au Développement, témoignant de son engagement de longue date.

Dans ses discours, le président n’a cessé de rappeler que « le développement durable passe par l’égalité des chances entre les hommes et les femmes ». Les mesures concrètes prises sous sa direction – lois protectrices, programmes d’autonomisation économique, cellules d’écoute, sensibilisation communautaire – traduisent cette conviction en actions tangibles.

Des défis persistants mais une dynamique engagée

Certes, le chemin est long. Les mentalités évoluent lentement, et les violences basées sur le genre restent trop souvent tues ou banalisées. Mais la dynamique est engagée, portée par une volonté politique forte et des moyens accrus. Chaque femme qui ose parler, chaque victime prise en charge, chaque agresseur condamné est une victoire.

Le Congo, sous la direction de son président, avance résolument vers une société plus juste et plus égalitaire, où chaque femme, où qu’elle vive, quels que soient son origine ou son statut social, peut vivre à l’abri de la violence et dans la dignité.

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