BRAZZAVILLE. Selon les données de la Banque mondiale, 25 934 femmes ont reçu des paiements via les plateformes d’argent mobile dans le cadre du programme « Lisungi ». Ce chiffre représente plus de la moitié de l’ensemble des bénéficiaires de transferts monétaires conditionnels du programme.
Le choix de privilégier les femmes comme bénéficiaires principales n’est pas un hasard. Les études internationales montrent que lorsque les ressources financières sont confiées aux femmes, elles sont bien plus susceptibles d’être utilisées pour l’alimentation, la santé et l’éducation des enfants. Chaque transfert devient ainsi un investissement dans le capital humain de toute une famille.
La numérisation complète des paiements a constitué une avancée majeure. Fini les files d’attente interminables, les risques de vol sur le chemin du retour et les « commissions » informelles exigées par des intermédiaires. Aujourd’hui, l’argent arrive directement sur le téléphone portable des bénéficiaires, en toute transparence et sans perte.
« Avant, pour recevoir de l’aide, il fallait se déplacer, perdre une journée entière, parfois payer pour être inscrit sur les listes, témoigne une bénéficiaire du quartier de Talangaï. Maintenant, je reçois l’argent sur mon téléphone. Je peux l’utiliser quand j’en ai besoin, sans stress. »
Cette révolution numérique dans la distribution des aides sociales a été impulsée par le président Denis Sassou-Nguesso, qui a personnellement insisté sur la nécessité d’éliminer la corruption et les intermédiaires. Sa vision d’une protection sociale transparente et efficace se concrétise aujourd’hui dans le quotidien de dizaines de milliers de familles congolaises.